Publié dans voyage

Villequier (76)

Villequier (76)
Inauguré en 1959 dans l’ancienne maison des Vacquerie, le musée Victor-Hugo témoigne du drame de la mort de Léopoldine, qui périt noyée dans la Seine. A l’étage, sa chambre rouge a été reconstituée.

Du château de Villequier, la vue s’étend sur la plus large boucle  de la Seine, là où la rivière est la plus belle, dans la lumière particulière de l’estuaire. Niché sur la rive, au cœur du parc naturel régional de Brotonne, le village présente une curieuse typographie, puisque sa partie haute se trouve à 110 m au-dessus du niveau de la mer tandis que la partie basse n’est qu’à 6 m d’altitude – les deux étant reliées par une longue route boisée, qui n’a guère plus de 4 m de large et dont la pente avoisine les 16% . Des maisons à colombages, en brique, pierre et silex, construites du XVIe  au XIXe siècle, s’y succèdent, séparées au bord de l’eau par des jardins. 

Face au miroir d’eau de la Seine, briques et pierres chatoient sous l’anthracite des ardoises.

Mais si l’on vient à Villequier, c’est pour le musée Victor Hugo. Faut-il  rappeler le drame qui toucha l’auteur des misérables quand sa fille, Léopoldine, se noya dans la Seine en ce jour funeste du 4 septembre 1843 ? Le poète, terrassé par la douleur, vint se recueillir de nombreuses fois sur la tombe de la jeune femme, dans le petit cimetière du village. Et immortalisa son chagrin par ses vers :

“Quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe / Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur / Ô ma fille, j’aspire à l’ombre où tu reposes”

source : charme et secrets des villages de France / sélection de reader's digest

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