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Crète

Crète
crédit photo Eric Gaba (Sting)

Cette île sauvage et montagneuse offre des paysages authentiques, hérissés de pics rocheux chauffés à blanc par le soleil et balayés par les vents d’Afrique. Ici, dans des vallons ou sur des collines perchées, des monastères orthodoxes et des chapelles toutes blanches traversent les âges, dans des sites intacts ; plus loin, des plages se révélant dans leur solitude de galets ou de sable. Divin. Simplement divin.

 

Partir à la découverte des villages de l’arrière-pays d’Héraklion, entre vignobles et sites antiques.

A une quinzaine de kilomètres d’Héraklion, Archanès est une halte idéale après la visite du site mincen de Kinossos. Ce gros bourg de moyenne montagne, qui ne manque pas de charme, est aussi le coeur d’un des vignobles les plus anciens de Crète, dont la production remonte à l’antiquité. Dans les environs, de nombreuses caves, se visitent et proposent des dégustations.

 

Visiter les villages du plateau du Lassithi, microrégion protégée, à l’écart des grands circuits touristiques.

Se tortillant dans un cadre impressionnant, les routes d’accès au Lassathi sont aussi pittoresques que le décor environnant : une cuvette entourée de montagnes aux sommets encore enneigés au printemps, où il est agréable de se balader. Ponctué d’éoliennes qui servaient autrefois à irriguer les cultures, le plateau aurait presque des airs de bocage normand piqué de ses pommiers.

 

Remonter le temps, au-dessus d’Agios Nikolaos, en visitant les pittoresques bourgades de Kritsa et Kroustas.

Accrochés sur les flancs de la montagne au-dessus d’Agios Nikolaos, ces villages ne sont que succession de belles images : petits vieux assis sur leurs bancs minuscules sous les platanes, femmes crochetant des napperons en regardant passer les touristes, derrière leurs lunettes, antiques boulangères toutes de noir vêtues s’activant autour de fournos au feu de bois…. Des haltes reposantes, nous redonnant le goût du temps qui passe lentement.

 

Goûter à la douceur de la vie à Mochlos, petit port de pêcheurs entre Agios Nikoloas et Sitia.

Ce gentil village de pêcheurs, qui ne manque pas de charme, garantit calme et repos. Le petit déj au soleil, sur l’une des terrasses donnant sur le port de pêche, se révélera un moment délicieux ! A quelques encablures, une croquignolette île déserte abrite un site archéologique capital pour la compréhension du minoen ancien. Pour s’y rendre, il suffit de demander aux pêcheurs ; et pour rentrer, on fait sonner la cloche de la chapelle de l’île. C’est si simple la vie !

 

Explorer les sites désertiques de la pointe nord-est de l’île et tomber soudain sur la surprenante palmeraie de Vaï.

crédit photo MJJR

Traversée par des monts accidentés entrecoupés d’oliveraies, l’extrémité orientale de l’île à la chance de posséder encore de très belles plages intactes. Vaï est une vaste palmeraie, bordée par une belle étendue de sable blond, accueillant parasols et transats à louer. Il s’agit de la seule palmeraie de Phoenix théophrasti, nommés ainsi en l’honneur de Théophraste.

 

Prendre le temps de vivre au rythme des villages de la Messara, entre montagne et mer.

Sur les routes rectilignes qui sillonnent les oliveraies du (grenier de la Crète », on rencontre bien souvent plus de tracteurs que de voitures. Et dès qu’on s’élève un peu, ce sont les bergers et leurs troupeaux qui se réapproprient les routes. La Messara, abrite de nombreux bourgs agricoles préservés où s’entretient une vraie vie de village. Cerise sur le gâteau : on y mange généralement très bien !

 

Visiter les deux sites minoens majeurs de la région de la Messara que sont Phaistos et Aghia triada.

crédit photo Olaf Tausch

Phaistos a la chance de posséder l’un des palais minoens les plus anciens, le deuxième en importance après Knossos. Appartement, royaux, bassins lustraux, puits de lumière, magasins, silos…. Le site n’a pas été reconstruit, tant mieux, et le panorama tout autour est superbe. Distant de 3 km, le site d’Agia Triada est moins spectaculaire mais plus sauvage, plus romantique et bien moins fréquenté.

 

Marcher sur les traces des hippies à Matala, naguère étape sur les chemins de Katmandou, petite station balnéaire restée sympathique.

Le petit village de pêcheurs de Matala est connu pour ses grottes aménagées et ses cavités creusées à la main. A la grande époque du Flower Power, nombreux furent les hippies qui y firent halte, sur la non moins célèbre route de Katmandou. Des chanteurs comme Bob Dylan ou Cat Stevens en furent. L’endroit, devenu extrêmement touristique, est beaucoup plus calme en soirée, une fois partis les bus de touristes….

 

Flâner le nez en l’air dans les rues anciennes et piétonnes de la vieille ville de Rethymnon et goûter à la nonchalance crétoise.

Ville populaire et commerçante, Rethymnon possède un charme certain. La balade dans les ruelles étroites et ombragées des vieux quartiers se révèle un délicieux moment, tout comme la volta du soir entre la forteresse et le port vénitien.

 

Découvrir le monastère d’Arkadi, au sud-est de Rethymnon, et admirer la façade Renaissance de son église.

Au bord d’un plateau et au-dessus de belles gorges, ce monastère fondé au XIe siècle se cache derrière de hauts murs. A l’intérieur, l’église à deux nerfs arbore une splendide façade du XVIe siècle superbement sculptée et très émouvante avec ses trois cloches. Egalement un petit musée d’Histoire, qui présente aussi bien des armes que des objets et vêtements liturgiques.

 

Se perdre sur les routes sinueuses du mont Psiloritis (ou, pour les plus courageux, entreprendre son ascension) et passer une nuit dans un village de montagne.

Le massif montagneux du Psiloritis (ou mont ida) domine la plaine de la Messara. Quelques villages s’échelonnent sur une route qui ceinture son flanc sud. Le plus intéressant est Zaros, qui attire de plus en plus de Crétois venus y passer le week-end au coin du feu dans une ambiance de station de moyenne montagne. C’est même l’un des villages de Crète où l’hiver tend à devenir la haute saison.

 

Flâner dans les quartiers historiques de Hania (La Canée), à la recherche du passé prestigieux de la cité vénitienne.

Si Hania a perdu en 1971 son titre de capitale de l’île, elle le reste pour son intérêt architectural et humain. Les marques de la période vénitienne y sont nombreuses, tout comme les monuments hérités de l’occupation turque. Cette grâce incrusté dans les murs a permis à Hania de résister à une nouvelle invasion : on peut encore trouver, à quelques pas de la foule, d’adorables ruelles vivant au rythme de ses habitants et de nombreux métiers et boutiques anciens.

 

Piquer une tête dans le lagon rose et turquoise d’Elafonissi.

Elafonissi est un lieu magnifique, marqué par l’Histoire. le 5 mai 1824, les Ottomans, avec leurs chevaux, franchirent le gué et massacrèrent les Crétois qui s’étaient réfugiés sur cette presqu’île située à quelques dizaines de mètres de la plage. On dit que le sable est rose depuis cet événement tragique. Paysage austère, mais plage superbe et eau exceptionnellement claire, qui nous retient avec ses petits airs d’atoll délicieux !

Bon à savoir : selon les années ou la période, l’île se gagne par une langue de sable formant une sorte de gué ou bien à la nage.

 

Faire une randonnée dans la région sud-ouest, en particulier dans les spectaculaires gorges de Samaria ou dans celles d’Aradéna.

Vous y suivrez la trace des rebelles crétois et des dieux…. ou, plus prosaïquement, celles des Kri-kri, chèvres sauvages endémiques protégées, et puis celles des randonneurs marchant devant ou derrière vous ! La balade dans les gorges de Samaria (les plus profondes d’Europe) est de toutes beauté, mais ceux qui veulent un peu plus de solitude peuvent opter pour celles d’Aradéna, moins connues et presque aussi spectaculaires quoiqu’un peu plus difficiles. A vous de choisir….

 

Passer une journée au petit village de Loutro, petit bijoux crétois unique qui rappelle les Cyclades.

Un de ces petits villages côtiers délicieusement enclavés qui gardent encore un peu de leur état d’esprit originel, d’autant que le bateau est le seul moyen de s’y rendre, à moins de solliciter vos mollets ! Il n’y a pas de voitures, l’unité architecturale a été respectée, et le raki dégusté sous les tamaris repousse la déprime  d’un an, promis…..

Bon à savoir : on y accède depuis Paléochora, avec un changement de bateau à Agia Rouméli.

 

Aller passer quelques jours sur l’île de Gavdos, au beau milieu de la mer de Libye.

 

Gavdos est un gros caillou (30km2) qui compte à peine 50 habitants l’hiver. L’île se repeuple le temps de la saison touristique, principalement avec de jeunes Grecs qui viennent goûter au plaisir du camping sauvage et du naturisme. Ceux qui ont connu la Crète dans les années 1970 disent que Gavdos leur rappelle l’île à cette époque…..

Bon à savoir : accès de Paléochora ou Chora sfakion ; pour les détails, consulter anendyk.gr

 

source : le routard / nos 1200 coups de coeur éditions hachette

 

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