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Bourgogne

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Bourgogne crédit photo Superbenjamin
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Bourgogne crédit photo Oie blanche

La bourgogne se décline en une mosaïque de terroirs ayant chacun ses couleurs, sa saveur, ses senteurs… Les noires forêts du Morvan, les paysages verts et opulents du Charolais et du Brionnais… Mémoire du terroir, mais aussi mémoire ouvrière avec Le Creusot ! C’est tout ça, la Bourgogne, et bien d’autres choses que vous découvrirez petit à petit. Au-delà de son irremplaçable patrimoine architectural, on en revient toujours à l’art de vivre. Des vignes en caves, de fermes-auberges en châteaux, la Bourgogne attend le visiteur qui saura prendre les chemins de traverse.

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crédit photo Marmelad
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crédit photo  Inkscape

Côte d’or (21)

 

Emprunter la route des grands crus, au sud de Dijon, découvrir ses petits villages aux grands noms et ses clos célébrissimes

crédit photo Marc Mongenet

Vous voici sur les « champs-Elysées de la vigne ». Les fabuleux vignobles de la Côte de Nuits surgissent déjà depuis Chenôve, en quittant au Sud de la ville de Dijon. Ils s’étendent sur une vingtaine de kilomètres jusqu’au village de Nuits-saint-Georges. C’est dans ce lambeau exigu, large de 400 à 1800 m et parallèle à la D974, qui se trouvent les appelations aux noms mythiques des villages de Gevrey-Chambertin, Morey-saint-Denis, Chambolle-Musigny, Vougeot, Vosne-Romanée et Nuits-Saint-Georges.

 

Monter 100 marches jusqu’au parc Noisot, à Fixin, et saluer Napoléon endormi pour l’éternité

crédit photo Arnaud 25

Un curieux parc-musée dominant le village de Fixin et consacré au culte impérial. Originaire d’Auxonne, dans le val de Saône, Claude Noisot a combattu à Wagram, en Espagne, fait la campagne de Russie, accompagné Napoléon à l’île d’Elbe. Les Cents Jours ? Waterloo ? Il en était. Retiré sur ses terres, le vieux grognard commanda au sculpteur dijonnais François Rude ce Napoléon s’éveillant à l’immortalité, que l’on a baptisé ici plus simplement Le réveil de Napoléon. Noisot aménagea un parc autour du monument et créa un petit musée nostalgique.

Petit + : panorama au sommet sur le Val de Saône, le Jura et les Alpes (par temps clair !) Site d’escalade et sentiers de balades balisés.

 

Admirer le décor de carte postale depuis le petit pont de Vandenesse-en-Auxois, avec vue sur le château de Châteauneuf-enAuxoix et le canal de Bourgogne.

 

Paysage magnifique. Comment résister à la vue de ce splendide nid d’aigle, souvent photographié avec le canal et un bateau au premier plan ? Spécimen si bien conservé de l’architecture militaire bourguignonne au XVe siècle qu’il servit de lieu de tournage au Jeanne d’arc de Rivette en 1993. Ensuite, promenade conseillée le long du canal ou sur les sentiers balisés qui partent de Châteauneuf pour atteindre un très beau panorama sur le lac Panthier et Commarin.

Petit + : région-bourgogne.fr/chateauneuf-en-auxois

 

Dijon

Faire un petit tour aux halles, un samedi matin. Se laisser prendre au bagout des commerçants et s’arrêter à une terrasse.

crédit photo Arnaud 25

Ne manquez surtout pas le marché du samedi, sous les halles à l’ancienne, au cœur de Dijon : c’est le plus coloré et le plus animé. Nombreux restos et bistrots avec terrasse tout autour (chauffées hors saison). Et même au cœur des halles désormais, avec une buvette toujours animée.

 

Prendre la ville du haut en grimpant au sommet de la tour du palais des Ducs.

Partie la plus visible du palais, la tour Philippe-le-Bon, dont la haute silhouette domine la ville ancienne, a été construite de 1450 à 1455. Elle symbolise la puissance du duc au cœur de la ville et abrite l’escalier qui desservait le palais médiéval. On vous  conseille la montée au sommet, même si vous allez nous maudire au bout de quelques marches, parce que ça grimpe sérieusement ! Mais la vue devrait vous redonner le sourire, d’autant que la meilleure façon de comprendre cette ville secrète, c’est encore de la prendre de haut.

Petit + : réservation indispensable

 

Partir à la conquête des rues de la ville en suivant Le parcours de la chouette

crédit photo Sebleouf

L’office de tourisme a créé un petit guide pratique, Le Parcours de la chouette (payant), qui vous invite à suivre des petits pavés triangulaires portant le symbole fétiche des Dijonnais. Cette fameuse chouette, sculptée sur l’angle d’un contrefort de l’église Notre-Dame, est la gardienne de tous les vœux et secrets des Dijonnais (heureusement qu’elle est sourde et aveugle !). Elle n’exaucera les vôtres que si vous la caressez de la main gauche, celle du cœur.

Petit + : Compter 1h à 2h (ou plus si l’on visite). Il existe une version « junior » avec un cahier ludique et instructif.

 

Admirer l’hôtel de Vogüé, le premier édifié au début du XVIIe siècle à Dijon sur le modèle des hôtels particuliers parisiens.

crédit photo François de Dijon

Majestueux porche d’entrée ouvrant sur une cour au portique sculpté. A la conception classique et mesurée de l’édifice s’allie tout le raffinement décoratif de la Renaissance italienne : lierres entrelacés sur les colonnes, alternance de la pierre blanche et rose, éblouissement des toits recouverts de tuiles vernissées. A redécouvrir la nuit venue,  son éclairage étant des plus réussis.

Petit + : 8 rue de la chouette

 

Redécouvrir le musée des Beaux-arts, qui connaît une belle métamorphose, dans l’ancien palais de Ducs.

crédit photo Welleschik

Les travaux de rénovation, qui devraient se poursuivre dans les années à venir, permettront au musée de reprendre sa place parmi les premiers de France. Les nouveaux espaces muséographiques du musée couvrent la période allant du Ve au XVIe siècle. Des lieux désormais en harmonie avec les œuvres présentées. La première mue a déjà rendu son panache à l’ancien palais des Ducs en remettant en valeur la partie médiévale. Faire dialoguer l’art et l’architecture, les collections avec les bâtiments, telle est l’idée maîtresse de cette opération d’envergure (fin des travaux prévue en 2020).

 

S’arrêter au château du clos de Vougeot, sans doute le plus célébrissime de toute la route des Grands crus.

 

Ce château, qui se dresse majestueusement au milieu de ses 50 ha de vignes, est l’œuvre des bons moines de Cîteaux, qui étaient venus là au XIIe siècle pour trouver du vin de messe convenable. Un lieu qui a vu naître les premières relations publiques dans les années 1930. Puisque le bourgogne se vendait mal dans le monde, c’est le monde entier qui fut invité à venir le déguster et à faire du château la plus belle table d’hôtes de France, autour de la confrérie des Chevaliers du Tastevin, fondée en 1934 sur le modèle des confréries vineuses d’autrefois.

Petit + : closdevougeot.fr

 

Se laisser tenter par une virée dans l’arrière-côte

Accessible depuis la plupart des villages de la vallée de l’Ouche, en se laissant guider par son instinct plutôt que par les panneaux. Plus haut, sur le plateau, la nature est restée très sauvage, ouvrant sur d’immenses panoramas d’une beauté grave et sereine. Des forêts apaisantes, des prés qui invitent à se dégourdir les jambes, un relief tourmenté mais paisible : vous êtes arrivé dans un pays qui n’existe que dans la mémoire des gens du coin, l’arrière-côte, terme plus vrai, plus évocateur que celui de Hautes-côtes, qui l’a pourtant remplacé aujourd’hui sur les cartes.

Petit + : C’est le long du canal de bourgogne vers Pont-d’Ouche que Depardieu et Dewaere jetèrent Miou-Miou à l’eau dans les Valseuses.

 

D’auberges en cafés de village, et de tables en tables, succomber aux délices de la cuisine locale

Envie d’escargots, d’œufs en meurette, de coq au vin, de jambon persillé, de tourte morvandelle, de fromage d’Epoisses ? Votre meilleur souvenir de Côtes-d’Or sera peut-être ce lapin à la moutarde dévoré de bon cœur dans un café de village à la bonne franquette. Il y aura heureusement toujours de belles et bonnes tables sur votre chemin. Et vous n’aurez pas envie de goûter la même chose dans une auberge en plein Morvan, avec les jambons pendus au plafond, dans les forêts du Châtillonnais, près d’une rivière à truites ou sur la route des grands crus.

 

Aller à l’abbaye de Fontenay, l’un des monuments majeurs de toute visite en terre bourguignonne

 

L’abbaye de Fontenay, aujourd’hui classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, est restée telle qu’elle fut fondée en 1118 par Saint Bernard, au creux d’un vallon boisé, autrefois marécageux et assaini par les moines. Son état de préservation est unique en Europe : elle a conservé son église, les bâtiments claustraux et ses dépendances : boulangerie, forge, pigeonnier, hôtellerie, cloître, dortoir, le tout bien à l’abri derrière un haut mur de pierre. On voit aussi les rares et magnifiques vestiges de l’industrie papetière qui permit la sauvegarde du site après la Révolution.

Petit + : visites nocturnes « à la bougie » en été et concerts de temps à autre abbayedefontenay.com

 

Beaune

S’attabler autour d’une terrine maison et d’un verre de bourgogne dans un bar à vins de Beaune

crédit photo Arnaud 25

Il serait dommage de quitter Beaune sans s’être attablé dans l’un de ces bistrots où l’on se retrouve vite entre amis, sans connaître personne, autour d’un verre de vin ou de deux. Avec une assiette de terrine maison, de fromages ou autres en-cas à la bourguignonne, on se réchauffe vite les papilles.

 

Découvrir en toute saison le charme secret de Beaune

 

Beaune fait partie de ces hauts lieux touristiques que l’on peut visiter en toute saison. Au printemps, quand la vigne reverdit, quand sortent les premières terrasses. En été, quand les rues grouillent de touristes, quand le Festival international d’opéra Baroque donne une note culturelle à une cité portée par nature vers des plaisirs plus terre à terre… En automne, quand flotte dans l’air le parfum du raisin commençant sa mue…. En Hiver, quand la vigne ne dort que d’un œil, et qu’il fait bon aller, de vignes en caves et de caves en tables, goûter à un art de vivre typiquement bourguignon.

 

Visiter l’hôtel-Dieu, écrin architectural des fameux hospices

 

Un rare témoignage de l’architecture civile de la fin du Moyen Age. Il faut pénétrer dans la cour d’honneur pour admirer ces toits de tuiles émaillées multicolores en terre cuite, dessinant d’extraordinaires figures géométriques. Le tout est décoré d’une cinquantaine de girouettes.

Petit + : Les hospices sont l’un des monuments historiques les plus visités en France hospices-de-beaune.com

 

Dans la pure tradition viticole, assister, en Novembre, à la vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune.

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Les Hospices sont propriétaires d’un vignoble prestigieux d’une soixantaine d’hectares répartis en de nombreuses parcelles. C’est ce vin qui est chaque année mis aux enchères le 3e dimanche de novembre. La vente attire une foule considérable : acheteurs du monde entier et négociants locaux mettant un point d’honneur à acquérir quelques pièces. C’est un spectacle à ne pas manquer, même si votre bourse ne vous permet pas d’enchérir.

 

Aller faire un tour à la moutarderie Fallot, comme un pied de nez à sa célèbre homologue dijonnaise.

crédit photo Hugo4wiki

Quelle est la recette de sa longévité et du succès, depuis 1840 ? Cette moutarde multicolore la doit aux produits de base hyper sélectionnés dont elle use et abuse pour se faire belle et bonne, tout en changeant de couleurs selon l’humeur (25 en tout). Et grâce à un exercice journalier qui explique son piquant et cette saveur incomparable : le broyage à la meule de pierre.

Petit + : fallot.com

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Saône et loire (71)

 

Déguster une friture d’ablettes ou une typique pauchouse, à la terrasse d’une petite guinguette des bords de Saône.

crédit photo Pochou

La pauchouse est une sorte de délicieuse matelote de poissons de rivière (tanches, anguilles, perches, carpes et brochets) au vin blanc. C’est une spécialité des bords de Saône et du Doubs, cuisinée essentiellement entre Verdun-sur-le-Doubs et Chalons sur Saône.

 

Sur les pas de Lamartine, autour de Mâcon, passer de col de château, de vignoble en lieu de culte, sans forcément rencontrer du monde.

 

 

La route Lamartine permet de s’imprégner de l’ambiance des sites qui inspirèrent le poète et homme politique qui marqua si profondément la région. Parmi les étapes incontournables de cet itinéraire : le château de Saint-Point. C’est ici, dans l’une des plus belles vallées de l’arrière-pays et dans un paysage qui n’a guère changé depuis le XIXe siècle, que Lamartine vécut au sommet de sa carrière littéraire et politique. Le poète est enterré dans le cimetière adossé à l’église du village.

Petit + : l’itinéraire fait une cinquantaine de Km. visitezlemaconnais.comchateaulamartine.com – ne pas manquer non plus le musée lamartine à Mâcon

 

Se familiariser avec les métiers du bois au musée départemental du compagnonnage, à Romanèche-Thorins

crédit photo Chabe01

Intéressant musée présentant le compagnonnage en charpenterie à travers la vie de Pierre-François Guillon qui laissa une œuvre considérable. Il avait créé une école dont le rayonnement s’étendait aux quatre coins de la France, en Suisse et jusqu’aux Etats-Unis. Présentation des métiers du bois et nombreuses superbes maquettes de projets. Sachez aussi que le tracé de la charpente du musée a récemment été classé au Patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco !

Petit + : musee-compagnonnage.cg71.fr

 

Etre bluffé en Charolais et en Brionnais, deux régions qui fourmillent de curiosités, de bonnes tables et de chambres d’hôtes originales.

 

Cap à l’ouest, au départ de Mâcon, pour la découverte de l’une des plus belles régions du sud de la Bourgogne. Une ou plutôt deux, car Charolais et Brionnais possèdent beaucoup de caractéristiques géographiques communes. Paysages mamelonnés, tout en douceur, modèles d’harmonie et d’équilibre font le charme de ces régions. Le Charolais, outre sa succulente viande persillée et son fromage de chèvre AOC, offre une belle architecture rurale, fermes fortifiées et grosses demeures paysannes cossues. Le Brionnais a aussi beaucoup de sites à proposer, à commencer par son circuit des églises romanes.

Petit + : la région commence au nord de Charolles et Paray-le-Monial, pour rejoindre l’extrême sud du département.

 

Assister au marché aux bestiaux de Saint-Christophe-en-Brionnais, l’un des plus importants de France

Les marchés se terminent quand il n’y a plus de bêtes à vendre, ce qui est variable d’un mercredi à l’autre. Se plonger dans l’ambiance du marché en mangeant le « bouilli » (pot-au-feu), la tête de veau ou l’entrecôte, en compagnie des maquignons et des éleveurs. Atmosphère assez unique, que l’on n’a guère l’occasion de retrouver ailleurs en France.

Petit + : marché au cadran pour le bétail d’élevage le mercredi toute la journée (début des transactions à 6h et 13h30), et marché traditionnel de gré à gré pour les animaux de boucherie à 12h30.

 

Avoir une révélation en visitant la basilique du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial, l’une des plus jolies églises romanes de France

crédit photo Jackydarne

C’est l’une des destinations religieuses les plus populaires après Lourdes. L’amoncellement des structures et des volumes en fait un chef-d’œuvre d’équilibre et d’harmonie. A l’intérieur, intelligence de la diffusion de la lumière par une disposition particulièrement élaborée des ouvertures. Elle se distille tout doucement au fil des heures, devenant de plus en plus rayonnante, tout en respectant les zones d’ombre indispensables au recueillement. Peu de sculptures, comme pour ne mettre en valeur que la pureté, la simplicité de l’architecture, l’harmonie des proportions et ne pas détourner l’émotion !

Petit + : tourisme-paraylemonial.fr

 

Replonger en enfance en visitant l’ancienne école de Montceau-les-Mines

image source GdeLaB

Si vous êtes nostalgique de la plume sergent-major et de l’odeur de l’encre violette du temps passé, ne manquez pas la visite de ce petit musée, installé dans une vieille école construite en 1882 et classée Monument Historique. Il présente deux salles de classe entièrement reconstituées, l’une des années 1881 – 1900 et l’autre de l’époque 1950 – 1960. Les plus assidus verront aussi le musée-école de Saint-Christophe-en-Brionnais et son ancienne salle de classe datant de 1896.

Petit + : creusotmontceautourisme.com

 

Tenter l’expérience d’une véritable immersion dans le quotidien des « gueules noires » au musée de la Mine à Blanzy

crédit photo Abujoy

Dernier témoin de plus de deux siècles d’exploitation souterraine du charbon, le musée permet la visite de la lampisterie, du carreau avec son chevalement et de la salle des machines. Pour les moins claustrophobes, possibilité de parcourir 200 m d’aventure souterraine dans des galeries aménagées : on s’y croirait, la poussière et le bruit des pioches en moins. Les visites sont très vivantes, commentées quelquefois par d’anciens mineurs ravis de raconter des anecdotes qu’ils ont vécues et de partager une véritable passion.

Petit + : à 3 km au nord-est de Montceau-les-Mines

 

Revivre l’épopée des Schneider, empereurs de l’acier, au Creusot

 

On s’entend à l’un de ces paysages industriels âpres, déglingués, et on découvre une ville verte, aérée, agréable, au patrimoine historique, humain et social d’une richesse exceptionnelle ! Il y a 200 ans, tout a commencé au petit hameau du Crozot, qui donna naissance à l’une des histoires industrielles les plus fascinantes de notre pays… Ce fut l’un des grands berceaux de l’acier et de la métallurgie dans le monde, avec Pittsburgh aux Etats-Unis. Après trois décennies de marasme et de déclin, le bassin s’est reconverti pour relancer son économie. Le Creusot est aujourd’hui en train de retrouver un moral d’acier !

Petit + : creusotmontceautourisme.com

 

S’élancer à vélo sur la fameuse voie verte

 

Plus de 80 km de pistes goudronnées, utilisant aussi bien les anciennes voies de chemin de fer que les chemins de halage. Après avoir longé le canal du Centre, sur 22 km, entre Chagny et Chalon, c’est à l’entrée de ce village de la côte chalonnaise qu’elle trouve véritablement sa « voie » : 44 km de rêve entre bocages, forêts et coteaux viticoles, permettant d’accéder aussi bien à Buxy, Cormatin que Cluny. Elle y commence alors son dernier parcours, à travers le Val lamartinien et jusqu’à l’entrée de Mâcon.

Petit + : indispensable, le dépliant-carte voies vertes et cyclotourisme, avec le descriptif de la vingtaine de boucles balisées, disponible dans tous les offices de tourisme situés sur le parcours.

 

Faire une fascinante immersion dans ce qui fut le cœur et le moteur spirituels et religieux de l’Europe médiévale, Cluny et son abbaye.

 

L’un des points forts de tout voyage en Bourgogne. A Cluny on découvre les restes du plus grand monastère de la chrétienté aux XIIe et XIIIe siècle. Il s’agit du plus grand complexe d’architecture romane religieuse, militaire et civile de cette époque. Malgré l’usure du temps et les vicissitudes de l’Histoire, cette abbaye qui influença longtemps tout l’occident, conserve une capacité d’évocation prodigieuse.

Petit + : cluny.monuments-nationaux.fr

 

Arpenter ensuite le bourg médiéval de Cluny, qui recèle la plus importante concentration de maisons romanes de France

 

La ville doit son originalité et sa personnalité aux faits qu’elle soit encore presque entièrement contenue dans ses limites médiévales et qu’une intelligente politique de conservation soit menée par la Ville et le Centre des monuments nationaux. La balade en ville, balisée de belles maisons romanes, possède beaucoup de charme. De nombreuses boutiques ont conservé leur vieille devanture en bois, et on tente de proscrire des autres les matériaux trop modernes (plastique, alu, etc…)

Petit + : cluny-tourisme.com

 

Ne pas manquer la visite de Cormatin, l’un des plus beaux châteaux de Bourgogne

Cette demeure est un précieux – dans tous les sens du mot – témoignage de l’époque Louis XIII. Sa visite permet de remonter le temps. Entrée par une belle porte où se décèle une petite influence italienne, pour découvrir un escalier monumental. Arrivée dans les salles dorées dont il est impossible de décrire toutes les richesses. Et puis on découvre la pièce la plus époustouflante : le cabinet de Sainte-cécile. Décor extrêmement précieux pour ce lieu de méditation partagé par quelques rares intimes.

Petit + : chateaudecormatin.com

 

Poursuivre par une balade dans le Morvan, au cœur de l’été, de lacs en châteaux, à travers forêts et pâturages

 

Le morvan est le plus bel ensemble naturel de Bourgogne et le mieux préservé. A cheval sur quatre départements, c’est une terre à part. Hameaux déserts en apparence, vallées encaissées où coulent des rivières à truites, prés fermés par des haies de houx et des barrières en bois séculaires… Pour goûter au vrai Morvan, il faut s’enfoncer dans la forêt profonde, s’arrêter dans une auberge, un bistrot de village… Le Morvan vit toujours d’eau pure et d’amour de la forêt.

Petit + : Le Morvan est le domaine de la randonnée. C’est aussi un formidable espace d’activités diverses : cheval, VTT, kayak… consulter le site internet de la Maison du parc, avant de vous rendre sur place, au hasard de vos balades tourisme.parcdumorvan.org

 

Etre surpris par les collections du musée Rolin, à Autun, l’un des plus riches musées d’art de Bourgogne

crédit photo MarcJP46

Le musée est installé dans une superbe demeure, l’hôtel particulier du chancelier Rolin. L’un des chefs-d’œuvre sublimes du musée se découvre avec La nativité au cardinal Rolin (où ce dernier figure en donateur) de Jean Hey, allias « Le Maître de Moulins« . Bon rendu de l’Enfant Jésus, bien sûr, remarquable modelé du visage de Joseph, mais ce sont les bleus qui s’avèrent tout simplement extraordinaires.

Petit + : 5 rue des Bancs – Tel : 03.85.52.09.75

 

Replonger au temps de Jules César et de nos ancêtres les Gaulois à Bibracte

crédit photo Christophe.Finot

L’un des sites majeurs du Haut-Morvan et l’un des plus visités de Bourgogne. L’oppidum de Bibracte s’articule aujourd’hui autour de trois pôles : le site d’une ville gauloise florissante qui entra dans l’histoire en devenant ce haut lieu de guerre des Gaules où Vercingétorix fit l’unité gauloise contre les Romains, mais aussi, aujourd’hui, le centre de recherche archéologique et le musée qui sert de prote d’entrée au site. Ce bel et ambitieux musée, bâti au pied du mont Beuvray, labellisé « Grand Site de France », est devenu en quelques années la vitrine incontournable de ce monde assez méconnu qui s’étendait pourtant du Danube à l’océan et dont faisaient partie les Gaulois.

Petit + : bibracte.fr

 

Visiter le musée Nicéphore-Niépce, dans sa ville natale, à Chalon, l’un des plus beaux musées de France dédié à la photographie

 

Exceptionnelles collections de photographies et d’appareils photo de toutes époques, héliographies de Niépce, daguerréotypes, autochromes des frères lumière… Génie visionnaire et touche-à-tout (comme Léonard de Vinci ou Graham Bell, inventeur du téléphone), Niépce sera vite fasciné par la capture de la lumière, et cessera de se disperser. Dès 1816, il invente la photogravure, sur une plaque d’étain recouverte de bitume de Judée.

crédit photo Marmelad
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Roland45

Nièvre (58)

Découvrir le patrimoine exceptionnel de La Charité-sur-Loire, dominée par son église prieurale et ses bâtiments religieux conventuels soigneusement restaurés

© Yann Gwilhoù, CC-BY-SA 3.0

C’est d’abord pour l’église prieurale Notre-Dame, chef d’oeuvre d’art roman clunisien classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, qu’on s’arrête à La Charité-sur-Loire. Site majeur, elle a été édifiée, dans la seconde moitié du XIe siècle. La ville, qui a également obtenu le label « Ville d’Art et d’Histoire », bénéficie en outre d’un site de toute beauté, avec une très belle vue sur la cité historique et ses clochers depuis le pont sur la Loire, qui reste le dernier fleuve sauvage d’Europe.

Petit + : La Charité est aussi désormais le rendez-vous incontournable des bibliophiles éclairés (la « ville du Livre », renseignement : 03.86.70.15.06

 

Se ressourcer et faire le plein de nature dans la forêt des Bertranges

crédit photo Clame Reporter

A l’est de La Charité-sur-Loire, elle s’étend sur 10 000 ha. Très ancien domaine boisé de hêtres et surtout de chênes (deuxième chênaie française après Le Tronçais), dont la futaie pluriséculaire se prête admirablement aux longues promenades… Cueillette de champignons, soirée « brame du cerf » et observations animalières organisées en automne.

Petit + : rens : instant-nature.org

 

Assister aux démonstrations de flottage, à Clamecy, héritées d’une longue tradition de conducteurs de trains de bois

 

Pendant plus de trois siècles, jusqu’en 1923, Clamecy a vécu de la coupe et de la vente du bois « de chauffe et de four », et de son transport par flottage jusqu’à la capitale. Un voyage de 10 à 15 jours, sur des radeaux de 75 m de long, avec des flotteurs constamment dessus : du rafting avant l’heure ! La fête du Flottage, en Juillet, donne lieu à des démonstrations hautes en couleur, avec construction et navigation des trains de bois. Impressionnant.

Petit + : renseignement à l’écomusée du Flottage Tel : 03.86.27.11.68 ou 03.86.27.08.76

 

Flâner dans le Morvan des lacs, au cœur de l’été

crédit photo Benchaum

 

Partie centrale du Morvan, cette région des lacs ne possède pas vraiment de ville importante, mais des hameaux, des fermes isolées. Les bourgs les plus grands, Montsauche, Dun-les-Places ou Lormes, restent modestes et pittoresques. Mais l’attrait du pays est ailleurs, dans ses sous-bois, ses sentes, ses grands lacs. Les lacs de Pannecière et des Settons sont les plus grands (520 et 359 ha), et ce dernier est le mieux aménagé (nombreuses plages et station de voile). En revanche, les autres bénéficient souvent d’un cadre plus naturel et sauvage, comme le lac de Saint-Agnan qui est comme un petit coin d’Irlande au cœur du Morvan

Petit + : grandslacsdumorvan.com

 

Au cœur du département, visiter Arthel, bourg superbe classé « Site remarquable »

crédit photo Michel Foucher

Blotti au pied d’un étang, ce minuscule village (71 habitants) est dominé par deux châteaux. Celui d’Arthel, ancien château-fort du XVIe siècle, a la particularité d’appartenir à la famille de Bernadette Chirac, qui y passa plusieurs étés. Celui de la Motte, édifié au XIIe siècle sur l’emplacement d’une maison forte, était la propriété des comtes de Nevers et surplombait l’ancienne voie romaine de Montenoison.

Petit + : visite des jardins du château d’Arthel en Juillet-Août, tous les jours de 9h – 12 h / 14h – 18 h ; renseignement : 03.86.60.14.31

 

Visiter le superbe château de Bazoche, demeure de Vauban

 

Un monument, dans tous les sens du terme. Tous les chemins du Morvan y mènent, ou presque. Construit sur le versant d’une vallée à peine encaissée, bucolique et secrète, le château de Bazoches semble veiller sur son village et son « pays » depuis toujours. Un site superbe, plein d’harmonie, en visibilité directe avec Vézelay (à 10 km). Noble et imposant, il fut construit au XIIe siècle par Jean de Bazoches, grand seigneur local.

Petit + : outre le château, visiter l’église, charmante et « historique », ayant reçu le cœur du maréchal Vauban.

 

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Yonne (89)

 

Emprunter la jolie route qui serpente dans la vallée du Cousin pour atteindre Vézelay, la « colline inspirée »

 

La vallée du Cousin est l’une des plus jolies vallées de la région. Elle suit le lit d’une petite rivière déboulant du Morvan et creusant dans le granit des gorges fraîches et boisées. Magnifique vallée à découvrir le matin, au soleil levant, à vélo ou à pied. Au bord, la basilique de Vézelay, haut-lieu de la chrétienté et des croisades.

Petit + : aires de pique-nique aménagées vezelaytourisme.com

 

Après la visite de la basilique Sainte-Madeleine, s’attarder dans Vézelay, charmant village perché sur une colline

crédit photo PMRMaeyaert

Vézelay ne mérite pas seulement une visite pour sa célèbre basilique, haut lieu de l’histoire et de la chrétienté, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. C’est aussi un joli village (classé lui aussi) perché sur une colline dominant à la fois la vallée de la Cure et le nord du Morvan. Le site est traversé par une rue principale, quasi piétonne, où se succèdent restos, magasins et artisans

Petit + : pour les adeptes des nouvelles technologies, deux balades téléchargeables gratuitement sur tourisme-yonne.com – nom de code « L’Yonne en balades ». Une découverte originale de Vézelay, mêlant tourisme, contenu historique, illustrations et témoignages audio.

 

Regarder la construction du château féodal de Guédelon, au cœur de la Puisaye, devenu au fil des ans l’une des attractions majeures de la Bourgogne du Nord

 
crédit photo Odejea

 

Un site incroyable qui surprend chaque année un peu plus ceux qui suivent ce rêve, bien éveillé, depuis 1998 ! Dans une carrière abandonnée s’élève, pierre après pierre, un château féodal. Un vrai ! Avec pont dormant, douves, donjon et tout le reste ! Plus incroyable encore, ce château est construit avec les outils du XIIIe siècle, et les normes de sécurité du XXIe siècle. Et le temps réel : les travaux ne seront pas terminé avant 2025 ! Génial pour les ados… et leurs parents.

Petit + : si le chantier du château est bien sur la commune de Treigny, il se trouve en fait sur la D955, entre Saint-Sauveur et Saint-Armand – guedelon.fr

 

Emprunter les petites routes désertes qui sillonnent bocage et forêts percés d’étangs, en Puisaye, sur les pas de Colette

 

« Il n’y a pas de mots, ni de crayons, ni de couleurs, pour vous peindre, au-dessus d’un toit d’ardoise violette bordé de mousses rousses, le ciel de mon pays », écrivait Colette. La bien modeste Colette. Parce qu’elle les a trouvés ces mots (et quels mots !) pour évoquer la beauté toute de retenue de sa Puisaye natale. Cette microrégion qui oublie le découpage administratif et englobe un petit morceau de la Nièvre, un autre du Loiret

 

Assister à l’un des plus beaux son et lumière de France au château de Saint-Fargeau

 

Ce château fait déjà, d’entrée, un peu château de conte de fées grâce à ses murs de brique rose. Un château de légendes au sens strict. L’été, c’est toute l’histoire du château et de la Puisaye sur dix siècles qui est contée au cours d’un spectacle historique. Plus de 700 bénévoles de la région sont mis à contribution, 6000 costumes, cavaliers et ânes, pour le bonheur de plus de 30000 spectateurs par an. Le spectacle retrace parfaitement l’atmosphère autant que la vie de ces vieilles pierres qui semblent n’attendre que les projecteurs pour nous confier leurs secrets.

Petit + : prévoir une petite (et même une grosse) laine  – chateau-de-st-fargeau.com

 

Prendre le temps de découvrir le département à vélo, le long de l’Yonne et du canal du Nivernais

 

Un parcours complet de 62 km entre Auxerre et Clamecy ou vice-versa ; possibilité de prendre le train, avec vélos, pour l’un des trajets. Paysage toujours verdoyant, ondulant et tranquille, pour son échelle d’écluses, ses lacs, ses tunnels. Reposant, agréable et pour tous niveaux.

Petit + : il est possible de se procurer auprès des offices de tourisme de la région la carte A vélo le long de l’Yonne et du canal du Nivernais – ot-auxerre.frtourisme-yonne.com

 

Se rendre à l’abbaye de Pontigny, la plus grande abbaye cistercienne de France

crédit photo  Christophe.Finot

Tout juste si on la remarque, à mi-chemin entre Chablis et Saint-Florentin et à l’orée d’un village qu’on imaginerait volontiers sans histoire. Construite en 1114, elle est la deuxième « fille » de Cîteaux. Une merveille, donc ! D’inspiration romane, c’est l’un des plus beaux exemples de transition vers le gothique (comme Saint-Denis et Sens). Une majestueuse allée de tilleuls mène à un proche d’entrée dont la sobriété laisse augurer de ce que l’on va découvrir à l’intérieur.

Petit + : visite libre toute l’année abbayedepontigny.eu

 

Se croire à Rome ou à Florence en entrant dans le château d’Ancy-le-Franc, bijou de la Renaissance, en plein pays tonnerrois

 

 

Le long du canal de Bourgogne, le château d’Ancy représente certainement l’exemple de construction le plus parfait de la Renaissance italienne sur le territoire français. C’est à l’italien Sebastiano Serlio, l’architecte de Fontainebleau appelé par François 1er, que la famille de Clermont doit ce château d’une grande élégance, construit entre 1542 et 1550.

Petit + : Flânez dans le parc après la visite du château. Un parc à l’anglaise ouvert en totalité, avec étang, îlot et pavillon de plaisance (une petite folie du XVIIIe siècle), jolis cours d’eau, petits ponts et arbres centenaires. chateau-ancy.com

 

Découvrir Noyers-sur-serein, méconnu du grand public, et pourtant l’un des « plus beaux villages de France »

crédit photo Ibex73

Prononcer « Noyère » pour faire plus local. Encore protégé par quelques-unes de ses tours massives du XIIe siècle, il se love dans un méandre du Serein. On y pénètre par trois portes fortifiées : celle de Tonnerre, celle de Venoise et la porte Peinte (dite d’Avallon). Des maisons à pans de bois, un enchevêtrement de rues et de placettes : un vrai décor pour le cinéma qui, d’ailleurs, y a souvent planté ses caméras. Dans la Grande vadrouille, Louis de Funès et Bourvil y sont logés au Café du globe.

Petit + : n’hésitez pas à aller jusqu’à Montréal (à 21 km), plus méconnu encore, et pourtant l’un des plus beaux villages féodaux de Bourgogne. noyers-et-tourisme.commontreal-en-bourgogne.com

 

source : le routard - nos 1200 coups de coeur en france

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