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Barcelone

Barcelone
Barcelone – crédit photo TUBS
Sagrada familia

Barcelone, c’est le parfait compromis entre macadam et plage, farniente et culture. Mieux, la capitale catalane est une cité vibrante et séductrice : un bon mix de vie nocturne, de shopping et d’attractions culturelles. Au bord de la Méditerranée, elle possède un patrimoine unique au monde avec les maisons espiègles de Gaudi, son époustouflante Sagrada Familia, mais aussi l’architecture gothique de la vieille ville. Avec son caractère bien trempé, c’est aussi et surtout une destination vivante, affichant haut et fort sa tolérance et son ouverture d’esprit. Côté gastronomie, Barcelone est une ville-marmite toujours en ébullition, où chefs et cuistots rivalisent d’inventivité. Cette ville se laisse goûter du bout des lèvres, de tapas en tapas, ou à pleines bouchées. Avant de partir à l’assaut de ses folles nuits…

 

Découvrir

Déambuler tranquillement dans le Barri Gòtic entre ruelles et placettes, le nez en l’air, pour profiter pleins feux de toutes les façades de ce quartier historique.

Le Barri Gòtic, c’est le cœur historique de la ville, dessiné par les Grecs puis les Romains. Ce quartier est plein de charme. Flânez le long de ses ruelles médiévales, perdez-vous entre les petites places : on y savoure une Espagne authentique, des éclats de vie, des instants magiques. Et puis, des joyaux du patrimoine barcelonais : la cathédrale, le Musée de la ville, la Palau de Generalitat… Il faudra savoir vous perdre pour capturer vos propres instantanés, fabriquer vos propres souvenirs…

Petit + : sachez que découvrir Barcelone aux aurores (de 7h à 8h30) est un moment rare, les rues sont encore désertes et l’on peut plonger à loisir dans l’âme de la ville ! Un plaisir réservé aux couche-(très) tard ou aux lève-tôt.

 

Contempler la plus belle donation de Picasso effectuée de son vivant… au musée Picasso, tout simplement.

Installé dans un superbe ensemble de cinq palais médiévaux mitoyens communiquant entre eux (une réussite !), ce musée présente une collection fabuleuse retraçant une bonne partie de la carrière de Picasso, qui offrit pour l’occasion un millier d’œuvres, 3 ans avant sa mort en 1973. Un incontournable pour comprendre l’évolution de son travail, depuis ses œuvres de jeunesse jusqu’à la période bleue, puis rose. Sans oublier la très riche collection de céramiques, offerte par la veuve de l’artiste en 1982.

Petit + : pour éviter les files d’attente démentielles en haute saison, réservez vos billets sur le site web, c’est le même tarif : museupicasso.bcn.cat

 

Remonter le temps au musée d’Histoire de la Catalogne une excellente introduction à la découverte du pays.

Installé dans un ancien entrepôt portuaire construit en 1901, ce musée s’est fixé comme objectif de raconter toute l’histoire de la Catalogne de la préhistoire à l’après-Franco, en rebondissements, l’apparition d’une nouvelle bourgeoise liée à l’industrialisation et la construction de l’Eixample. C’est un pari réussi, grâce à une muséographie intelligente particulièrement ludique et interactive : documents audiovisuels et multimédia, reconstitutions grandeur nature, maquettes, et toutes sortes d’activités marrantes comme tout. Un must pour toute la famille !

Petit + : profitez-en pour déjeuner au resto du musée ; installé sur le toit, il offre une vue très agréable sur les bateaux ancrés dans le port. mncat.cat

 

Se payer le luxe d’une petite brasse dans la Méditerranée à la Barceloneta après une matinée super culturelle dans un musée.

 

Ce qui est génial à Barcelone, c’est qu’après avoir visité d’incroyables musées, on peut aller piquer une tête dans la Méditerranée. Peu  de villes au monde peuvent en dire autant ! Les plages s’étendent sur plusieurs kilomètres, le long d’un large trottoir de bois : plages de la Barceloneta (la plus proche et la plus animée), de la Nova Icaria, de Bogatell, de la Mar Bella (assurément la plus tranquille). Et tout le long, on trouve d’honnêtes petits restos servant paellas et tapas à toute heure, à tous les prix. Elle est pas belle, la vie ?

 

Partir sur les traces d’architectes magnifiquement allumés (Gaudi, entre autres) dans le quartier de l’Eixample.

Ils ont transformé la ville en un immense laboratoire de l’architecture moderniste. Antoni Gaudi et ses confrères ont conçu des édifices incroyables, où l’imagination a définitivement pris le pouvoir : motifs floraux, inspiration mauresque, courbes et mosaïques ont fait du quotidien une œuvre d’art. L’Eixample rassemble la plus forte concentration d’édifices modernistes, dont la casa Calvet (calle Casp 48), le premier immeuble conçu par Gaudi dans ce quartier (1898). Mais c’est sur le passeig de Gràcia, que s’alignent les chefs-d’œuvre les plus emblématiques. Outre la casa Milà (la Pedrera, 1912), sans doute l’immeuble le plus célèbre de Gaudi, on y croise aussi le trio magnifique connu sous le nom de Manzana de la Discordia (Pomme de la discorde), soit la case Lleó Morera (1906)  de Domènech i Montaner, la casa Arnatller (1900) de Puig i cadafalch, et la casa Batlló (1907) de !gaudi (jeu de courbes et de voûtes, arcades en forme de gouttes d’eau, spirales végétales… Ici s’exprime tout l’onirisme de l’art de Gaudi) : trois palais, trois architectes, trois styles différents. Dans tous les cas, un grand bain de couleurs, d’imagination et de liberté !

Petit + : pour en savoir plus voir rutadelmodernisme.com / casabatllo.cat

 

Pousser la balade urbaine jusqu’au quartier de Gràcia et profiter de son ambiance de village sur les placettes où se retrouvent cadres, étudiants et artistes un peu bohèmes.

crédit photo Mikipons

Un petit village devenu, au cours du XIXe siècle, un quartier à part entière de Barcelone. Pas de grands monuments à voir, simplement des tranches de vie, des gueules, des p’tits bistrots, des bars recyclés, une atmosphère à savourer. Car Gràcia a conservé une âme de village avec ses églises qui sonnent les heures, sa mairie, son marché couvert, sa population d’étudiants et d’ouvriers. Beaucoup d’animation sur les places publiques à la sortie des écoles, puis, dans un registre plus festif, le soir autour de la plaça del Sol et de la carrer de Verdi. Le temps fort étant, bien sûr, les fêtes du quartier, à la mi-août. Un de nos quartiers fétiches à Barcelone.

 

Prendre un grand bol d’air et de fantaisie dans le park Güell au milieu des déglingues architecturales de Gaudi.

 

Un jardin extraordinaire, perché sur les hauteurs de Barcelone, l’une des étapes obligatoires de votre itinéraire pour découvrir Gaudi. A l’origine de ce parc, on trouve, dans les années 1900, le projet ambitieux d’une ville-jardin modèle commandité par l’industriel Güell et confié à Gaudi. L’argent ayant manqué, l’entreprise resta inachevée et le terrain fut converti en parc municipal…. pour le bonheur de tous ! Des bâtisses qu’on croirait sorties de contes de fées, des pavillons aux cheminées en forme de champignons, des forêts de colonnes, des statues en forme de dragons, des mosaïques psychédéliques et une balustrade-banquette en carreaux de céramique offrant une vue superbe et étendue sur Barcelone. Un endroit magique !

Petit + : parkguell.cat

 

Admirer l’imagination flamboyante du même Gaudi en découvrant le temple de la Sagrada Familia

crédit photo Bernard Gagnon

La basilique fut commencée par Gaudi en 1882, mais elle est toujours en construction, grâce à des financements privés. La façade de la Nativité est grandiose. Sa richesse en symboles, évoquant les rêves les plus sublimes, annonce le surréalisme. On se demande parfois si Gaudi ne serait pas un revenant inspiré tombé de la planète Moyen âge ! Les abords, un chantier permanent rempli d’échafaudages, de grues, de blocs de pierre, peuvent être un peu décevants. Il faut pourtant dépasser cette première impression et ne pas hésiter à gravir les marches de la Sagrada Familia, puis accéder aux tours : une vue superbe vous y attend.

Petit + : pour éviter les files d’attente démentielles en haute saison, réservez vos billets sur le site web ou sur place, au guichet, quelques jours plus tôt sagradafamilia.cat

 

Assister à une démonstration de sardane la danse nationale catalane, le week-end, sur la place de la Cathédrale.

La sardane se dansait déjà, paraît-il, chez les Étrusques et dans la Grèce antique. Interprétée par toutes les générations confondues, c’est une danse sobre, calme, mais pas aussi simple qu’elle en a l’air, puisque tous les pas et les pointes sont comptés. Si vous êtes dans le coin de la cathédrale un samedi vers 18 h (de février à juillet), ou un dimanche ou un jour férié vers 11h15 (de septembre à novembre), vous pourrez assister aux sardanes qui sont jouées et dansées sur le parvis. Un orchestre vient spécialement, et les habitants laissent tomber leurs paniers de courses et le bébé du landau pour participer à cette joyeuse fête populaire. Alors, prêt à entrer dans la ronde ?

 

Sacrifier au rituel du paseo sur la Rambla les champs-élysées de Barcelone… en nettement moins pompeux.

crédit photographie Nikos Roussos

Il est un rituel que l’on retrouve dans toute la péninsule ibérique, celle du passeo (littéralement la “promenade”). Vers 19 h – 20 h, avant le dîner, les Barcelonais ont l’habitude de déambuler sur la sacro-sainte Rambla, en famille ou entre amis. L’élégance est de mise, chez les grands comme chez les petits. C’est un moment très convivial, souvent ponctué de retrouvailles : on croise un voisin, on dit bonjour à une cousine, et on finit par s’asseoir sur un banc pour regarder les autres passer… Tout à la fois agora, marché, lieu de rencontre, gigantesque théâtre où les gens viennent se voir, la Rambla offre toujours une ambiance du tonnerre, et un spectacle à ne pas louper. Attention toutefois aux pickpockets !

 

Sur les traces de Gaudí

 

Antoni Gaudí: le nom de cet architecte évoque à lui seul la figure de Barcelone. On perçoit son empreinte aux quatre coins de la ville. Chez lui plus que chez tout autre, les moindres détails ont leur importance, du mobilier à la poignée de porte en passant par les ferronneries. Avec leurs mosaïques colorées et leurs formes arrondies, on dirait ces constructions sorties des contes de notre enfance, semées dans les rues de Barcelone par un Petit Poucet distrait et rêveur. La casa Milà (surnommée la Pedrera), le parc Güell, la Sagrada Familia, font partie des incontournables. Mais Gaudí a ainsi imprimé sa marque sur les réverbères (plaça Reial), il a construit des maisons par des particuliers comme la casa Vincens (rue les Carolines), le palais Güell (rue Nou de la Rambla), la casa Calvet ( rue Casp)….

Babel à barcelone

 

Il existe une tradition toute catalane : les Castellers (châteaux humains), qui consiste à bâtir une pyramide humaine la plus haute possible. Les plus audacieuses parviennent à atteindre 9 étages ! Cela demande équilibre, sens de la solidarité et mollets d’acier. C’est finalement une construction sociale, où les plus forts garantissent une bonne stabilité de la base, pendant que la jeunesse, confiante dans la robustesse de ses aïeux, part à l’assaut du sommet… Une Babel idéale et sans discorde. Renseignez-vous à l’office de tourisme : il y a parfois en juin des castellers à Barcelone, plaça de Catalunya ou dans les fêtes de quartier.

Traverser l’ancien hôpital de la Santa Creu agréable havre de paix dans le quartier du Raval, et avoir une pensée émue pour Gaudi.

crédit photo Luidger 

C’est à l’hôpital de la Santa Creu que Gaudi fut transporté et décéda le 10 Juin 1926, après avoir été renversé par un tramway. Aujourd’hui transformé en jardin, on peut à loisir détailler l’architecture des vieux bâtiments du XVe au XVIIe siècle, aménagés pour accueillir la bibliothèque de Catalogne. Dans la petite salle, très jolies voûtes gothiques. Dans la grande, patio à galerie et superbes azulejos à l’entrée. Un havre de paix très agréable où ne parviennent pas les rumeurs de la ville, et un sympathique café, El Jardí, si l’on souhaite prolonger ce moment de recueillement.

Petit + : entrée c/del Carme, 47, ou par la c/Hospital, 56

 

Pour les férus d’art contemporain, visiter le MACBA dans le sympathique quartier du Raval.

 

L’édifice abritant le musée d’Art contemporain, que l’on doit à Richard Meier, est une œuvre architecturale en soi. D’avant-garde, l’ouvrage laisse entrer un maximum de lumière et permet au visiteur de circuler avec une grande commodité. Le contraste entre le bâtiment, d’une blancheur éclatante, et les ruelles qu’il faut emprunter pour y accéder fait l’objet de toutes les critiques comme de tous les éloges (dont les nôtres). Le fonds du musée contient une sélection de peintures, photos, sculptures et vidéos des 50 dernières années. Les œuvres étant visibles par roulement selon la thématique du moment, surveillez le programme. Dans tous les cas, le bâtiment mérite autant d’être vu que d’être visité pour ce qu’il abrite.

Petit + : macba.cat

 

Visiter le palais Güell pour découvrir la première grande réalisation du génial Gaudi.

crédit photo Jun Seita

 

Un incontournable ! Gaudí n’avait que 34 ans lorsque le riche industriel Eusebi Güell lui confia la réalisation de cette demeure. Derrière sa façade austère, on retrouve tous les fastes hallucinés et l’inspiration gothique et musulmane de l’architecte. Dans la salle principale, colonnes de marbre, plafonds à caissons ,orgue, église escamotable (!) et mobilier superbe. Clou du spectacle : le toit-terrasse ! Gaudí a laissé là libre cours à son inspiration. Chacune des 18 cheminées est un pied de nez à la rigueur du bâtiment, une euphorie de formes et de couleurs. Une visite à ne pas manquer : un magnifique spectacle architectural où s’exprime toute la force constructive du Gaudí.

Petit + : palauguell.cat

Retracer la longue et prestigieuse carrière de Joan Miró au travers de ses splendides créations rassemblées à Montjuïc

 

Sise au milieu de beaux jardins, dans une blanche et lumineuse architecture moderne, la fondation Miró accueille une collection unique au monde d’œuvres de l’artiste surréaliste catalan Joan Miró, dontil a fait don lui-même. Le fonds permanent est donc d’une grande richesse (plus de 14 000 pièces !). Entre peintures, sculptures, œuvres graphiques, dessins, la présentation plutôt chronologique permet de retracer la carrière de l’artiste et de se faire une bonne idée de son immense talent. Les oeuvres réalisées entre 1915 et 1930 sont particulièrement fortes. N’oubliez pas de faire un petit tour sur la terrasse pour admirer des sculptures colorées et pleines d’humour, et profiter de la vue sur la ville.

Petit + : fundaciomiro-bcn.org

 

Se cultiver un brin en explorant salle après salle les merveilles du superbe musée national d’Art de Catalogne le MNAC pour les intimes

Installé dans l’imposant Palais national, sur la colline de Montjuïc, le MNAC est l’un des plus prestigieux musées du monde, couvrant 1000 ans d’art en Catalogne, du Xe au XXe siècle. Avec ses nombreuses fresques provenant d’églises catalanes en ruine, ses retables, statuaires en bois, sculptures monumentales, etc…, la section romane est absolument exceptionnelle ! Ne manquez pas non plus la section d’art gothique qui permet de découvrir la peinture catalane et les grands artistes de l’époque, notamment d’admirables œuvres de Jaume Huguet ou Lluis Dalmau. Incontournable !

Petit + : de la terrasse située devant le musée, point de vue sur les bâtiments de l’Exposition universelle et sur les fontaines lumineuses (plus de 50 combinaisons de jets d’eau). Prévoir 4 – 5 h pour la visite intégrale museunacional.cat

 

Découvrir un véritable condensé architectural du pays en déambulant, de nuit, dans les rues du Poble Espanyol

image source Poble Espanyol de Barcelone

 

Héritage de l’Exposition universelle de 1929, le Poble Espanyol est une réplique fidèle de différents monuments du pays et des principales architectures régionales. L’idée du célèbre architecte Josep Puig i cadafalch était de créer un modèle idéal de village représentant des échantillons de l’architecture populaire. Le résultat est un village fortifié de 49 000 m², à l’intérieur duquel se trouvent une mairie, un monastère, 117 bâtiments, rues et places. Le visiteur est invité à louvoyer des plazas mayores castillanes aux ruelles des villages andalous, à musarder parmi les palais et autres églises… Le soir, lorsque la majorité des visiteurs ont regagné le centre-ville, la balade ne manque pas de charme.

Petit + : au cœur du Poble Espanyol se trouve l’une des boîtes les plus folles de Barcelone, la Terrrazza poble-espanyol.com

 

Joan Miró

crédit photo Immanuel Giel

 

Joan Miró (1893 – 1983) a passé son enfance carrer de Ferran, en plein centre de Barcelone. Très vite, il comprend que son goût pour les formes abstraites, les explosions de couleurs, dénote et détonne ! Il rencontre Gaudi au cercle artistic de Sant Lluc, avant de partir pour Paris : c’est là qu’il rencontre Picasso, de 12 ans son aîné. Puis il revient à Barcelone au début de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre civile, il se bat avec ses affiches pour seules armes, afin d’alerter l’opinion internationale, de même qu’il soutiendra la cause catalane pendant la période du franquisme. Sur le sol de la célèbre Rambla, au niveau de la station de métro Liceu, se cache une mosaïque originale de l’artiste, installée de son vivant, en 1976. Parfois, des fillettes la prennent pour terrain de jeux, le temps d’une marelle improvisée : cette vision enfantine n’aurait probablement pas déplu à Miró

Filer découvrir en famille la colline du Tibidabo dont le parc d’attractions fera le bonheur des petits… et des grands !

Culminant à plus de 500 m au-dessus de Barcelone, cette montagne couverte de pins et de cyprès est l’une des réserves d’oxygène de la ville. Panorama absolument éblouissant depuis les terrasses. Quant au parc d’attractions du même nom qui occupe l’essentiel du site, c’est la récompense des petits comme des grands, qui sont fans du genre ! Mais on n’est pas obligé d’acheter un forfait à la journée : certains manèges sont accessibles en direct et se paient à l’unité. Sympa pour un tour de grande roue ébouriffant ! Enfin, ne pas manquer de visiter le musée de la Science Cosmo Caixa, un prodige d’intelligence architecturale et de pédagogie. Les enfants adoreront cet endroit unique !

Petit + : tibidabo.cat et obrasocial.lacaixa.es

 

Savourer

S’offrir une soirée “poissons et fruits de mer” dans la Barceloneta, ancien quartier de pêcheurs où les restos font toujours la part belle aux produits de la Grande Bleue.

Entre la ville et la plage, on aime bien ce quartier un peu à part pour son atmosphère encore populaire. Le quartier fut d’ailleurs longtemps habité exclusivement par les marins et les pêcheurs. On y trouve toujours de bons vieux petits bistrots, le long d’étroite ruelles très méditerranéennes. Pour manger, on conseille Cal Papi (c/Atlantida, 65) où l’on vient, parfois de loin, pour déguster, entre autres, les meilleurs beignets de morue et de poulpe de la ville… un régal !

Une bonne adresse comme on les aime, tout comme La Cova Fumada (c/Baluard,56). Passé les portes de ce bar sans enseigne, on distingue un comptoir sans âge, la cuisine où grillent sardines, calamars et autres poulpes ultra frais, et une poignée de tables bancales. L’atmosphère est aussi chaleureuse que bruyante, les serveurs écrivent l’addition directement sur le zinc, et les habitués se régalent, le verre à la main. Plus authentique, y’a pas !

Tourner et retourner dans le marché de la Boqueria, saliver à chaque étal jusqu’à craquer et s’attabler devant de superbes tapas en éclusant un gorgeon de blanc !

 

Un des plus beaux marchés que l’on connaisse ! Donnant sur la Rambla, c’est un spectacle pour les yeux et une tentation pour les papilles. Sous ses portiques en fer, ce temple de la tradition culinaire espagnole regorge de produits issus de toute la péninsule ibérique et des pays méditerranéens. Jambons charnus, vins des meilleures bodegas, épices et herbes aromatiques aux senteurs envoûtantes, fromages, fruits et légumes aux couleurs vives, débordent des quelque 800 stands de la Boqueria. Un endroit très pittoresque, où l’on vous conseille d’aller casser la croûte dès le matin !

Petit + : tous les jours sauf dimanche de 8 h à 20 h ; pour en saliver d’avance, rendez-vous sur boqueria.info / on aime beaucoup aussi le Mercat Princessa un marché gastronomique installé dans un palais du XIVe siècle du quartier d’El born. Plusieurs petits comptoirs proposent chacun leurs spécialités mercatprincesa.com

Tous les jours et à toute heure, du bout des lèvres et l’air de rien, à l’apéro ou en guise de dîner, tapez-vous des tapas !

crédit photo HakanGonenli

L’un des grands moments d’un voyage à Barcelone consiste à aller de bar en bar pour déguster les fameuses tapas à l’heure de l’apéro : pa amb tomàquet (pain frotté d’ail et de tomate, arrosé d’huile d’olive) aceitunas (olives marinées), pimientos (petits poivrons sautés), bunuelos (beignets aux légumes, au fromage, à la saucisse…), jamón de serrano (jambon cru de montagne), queso manchego (fromage de brebis) et autre tortilla (omelette de pommes de terre). Barcelone étant une ville maritime, on vous conseille les tapas aux poissons et fruits de mer : calamares (calamars frits ou marinés), portions de bacallà (morue)

Petit + : on trouve deux sortes de bars à tapas : d’un côté, les vieux de la vieille, avec comptoir en bois patiné à souhait, poutres et tonneaux ; de l’autre, les petits jeunots au look design, qui jouent à fond la carte de la modernité. Côté assiette, la tendance, ce sont les tapas “créatives” ! Les bonnes adresses se comptent à foison, référez-vous à notre guide Barcelone.

 

Se faire un petit-déj ou une pause sucrée d’anthologie dans l’une des granjas catalanas (crèmeries- salons de thé) de la ville.

 

Parmi ces fameuses crèmeries plus que centenaires, citons la Granja M. Viader. 

crédit photo

Tout près de la Rambla, c’est la plus vieille laiterie de Barcelone. Les murs sont tapissés de photos de la famille et de vieilles affiches publicitaires commémorant le 125e anniversaire ! Vers 17 h, étudiants gourmands, artistes, vieilles dames et vieux messieurs du quartier se retrouvent entre ses murs sans âge et pleins de cachet : chocolat crémeux, assiettes de fromage frais nappé de miel (mel i mató), madeleines, crèmes catalanes, mousses au chocolat…. Tout est fait maison avec des produits de la ferme. Régalez-vous absolument de leche mallorquina (du lait de la ferme avec du citron et de la cannelle), excellent et très rafraîchissant. En partant, vous pouvez faire quelques emplettes : chantilly, yaourts, fromages, charcuterie de fabrication artisanale…

Petit + : granjaviader.cat

 

Assister à un concert au palais de la Musique catalane, l’un des chefs-d’œuvre barcelonais de l’architecture moderniste.

 crédit photo Tudoi61

Dès le coin de la rue, ce bâtiment est un émerveillement architectural ! Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, ce chef-d’œuvre construit entre 1905 et 1908 par Lluis Domènech i Montaner est un résumé fou des délires architecturaux du début du XXe siècle. Brique, céramiques polychromes, entrelacs de fer forgé et verres aux douces teintes… absolument surréaliste. Cependant, si la composition architecturale correspond bien aux goûts de l’époque, le malheureux architecte avait doté la salle de concerts d’une bien mauvaise acoustique. Aujourd’hui, après de nombreux aménagements discrets et efficaces, les mélomanes peuvent apprécier pleinement les prouesses musicales tout en profitant du décor.

Petit + : palaumusica.cat

 

Ne pas manquer le beau spectacle des fontaines magiques de Montjuïc dont les jets d’eau dansent en musique le week-end.

 

Conçu pour l’Exposition universelle de 1929, Las Fonts de Montjuïc est un spectacle son et lumière très réussi. Le long de l’avenida de la Reina Maria Cristina et des escaliers qui montent jusqu’au Palais national, les jets d’eau jaillissent d’une multitude de fontaines, petites ou très grandes, au rythme des symphonies classiques, morceaux de rock, valses formant plus de 50 combinaisons de jets d’eau ! Le tout avec panorama sur Barcelone. Un spectacle féerique… et gratuit.

Petit + : pour les  horaires voir bcn.cat/fontmagica

 

Vivre une folle nuit de fiesta dans les boîtes hyper branchées de Barcelone, une ville qui ne dort jamais tout à fait !

Avec son insouciance légendaire et son atmosphère caliente, Barcelone est l’une des meilleures destinations festives d’Europe. Des clubs de flamenco aux discothèques techno géantes, en passant par les bars à tapas, Barcelone vit à cent à l’heure. C’est une ville qui ne dort pas. Les catalans dînent tard, boivent tard et sortent très tard. Pendant les week-ends n soyez pas trop surpris si les discothèques de Barcelone sont encore vides jusqu’à 1 h ou 2 h du matin, elles ouvrent souvent jusqu’à 6 h ! Après le paseo sur la Rambla, choisissez un des bars branchés du passeig de Born, du quatrier de Raval ou du Barrió Gótic. La nuit est à vous…

Petit + : guetter les flyers des soirées ou rendez-vous sur le site barcelonaparties.com afin de connaître les offres gratuites pour la soirée.

 

Shopping

 

Faire provision d’un assortiment de turrón à la casa colomina le meilleur fabricant de la ville depuis 1908

crédit photo Jordiferrer

 

Ce vieux pâtissier barcelonais, spécialisé dans la fabrication de turrón, probablement le meilleur de la ville. En Espagne, cette douce sucrerie à base de blancs d’œuf, de fruits et d’amandes, de la famille du nougat, s’offre à Noël, comme les chocolats en France. Celui dit de Jijona (Xisona) a le grain fin ; celui d’alicante contient de plus gros morceaux d’amandes. Goûtez aussi le mazapán (pâte d’amandes aux parfums divers). meilleur choix en hiver, mais, en été, bonnes glaces au turrón.

Petit + : possède 3 adresses en ville, c/cucurulla 2, c/portaferrissa 8, et Gran de Gràcia 57 casacolomina.es

 

Investir dans une paire d’espadrilles artisanales : de toute les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles, faites votre choix !

crédit photo

La Namnual Alpargatera est une boutique et fabrique artisanal d’espadrilles pour petits et grands. Les indémodables souliers en corde sont confectionnés sous les yeux des clients depuis plus de 70 ans, et rangés sur les étagères qui courent du sol au plafond. Vendeurs à l’ancienne, avec petits tabourets d’essayage. Qualité et solidité garanties. Si vous souhaitez investir dans une vraie paire d’espadrilles, c’est ici qu’il faut venir !

Petit +: c/Avinyó, 7 / lamanualalpargatera.es

 

Chiner au marché aux puces dels Encants, le plus grand et le plus ancien de Barcelone

crédit photo Thomas Ledl

 

Installé sous une vaste halle moderne, imaginée par l’architecte comme d’immenses voitures de verre, dans lesquelles se reflètent les couleurs du marché. Rien que l’architecture, vaut le coup d’œil. Sinon, quelques bonnes affaires à réaliser, au sous-sol. Au rez-de-chaussée, c’est sans grand intérêt. Cela dit, flânez, comparez et, parfois, sachez résister…. Sinon, dans le centre, une ribambelle de petites boutiques ou de vastes cavernes aux trésors se côtoient dans la minuscule carrer de la Palla, qui donne sur la place de la Cathédrale. Bourrées d’antiquités pour les unes, plutôt version brocante pour les autres.

Petit + : mercat dels Encants, pl. glòries ; lundi, mercredi, vendredi et samedi de 9h à 20h encantsbcn.com

 

Design

Branchée et inventive, Barcelone aime le design. Cette créativité a certainement une origine historique : longtemps interdits de commercer avec le Nouveau Monde, les Catalans durent produire leurs propres richesses. Dépourvue de matières premières, la région se spécialisa dans l’industrie de transformation : verre, textile, céramique, cuir, bois, métal etc. Barcelone compte sept écoles de design ou organismes, dont la FAD (Foment de les Arts decoratives), née en 1903, la plus prestigieuse et la plus ancienne. Tous les 2 ans, au mois d’avril, a lieu dans la ville le Printemps du design, un circuit de galeries, boutiques et bars qui exposent les dernières inventions du cru. Comme autrefois à l’époque moderniste, les designers d’aujourd’hui travaillent le bois, la céramique et le verre, mais aussi le plastique et le carton. Leurs outils ? La poésie et l’humour !

Agenda des fêtes, festivals et événements culturels

Février : Carnaval du mardi gras

A la fin du mois. On défile derrière Carnestoltes, le Monsieur Carnaval de carton-pâte. C’est aussi la fête de santa Eulàlia, la copatronne de la ville. Le défilé en son honneur est devancé par d’énormes dragons crachant du feu.


23 Avril : fête de sant Jordi, (saint patron de la catalogne)

C’est l’équivalent de la saint-valentin ; les garçons offrent une rose aux filles, qui leur répondent en leur offrant un livre, car, ce jour-là, on commémore aussi l’anniversaire de la mort de Cervantès. La Rambla est noire de monde, et l’on trouve des étalages de fleurs et de livres à tous les coins de rues.


Mi-juin : Sónar

L’événement de l’année pour toute l’espagne électronique. 3 jours de fièvre musicale avec les plus grands noms de la scène internationale. Cette grande fête techno rameute les meilleurs DJs et les raveurs du monde entier. Si vos congés ne tombent pas à cette période vous pourrez toujours suivre ça en France sur radio Nova, qui se déplace souvent pour l’occasion sonar.es


24 Juin : fête de la saint jean

Concerts, danses, feux d’artifice dans tous les quartiers, dans la nuit du 23 au 24 Juin. Ce jour-là, on mange la coca de Sant Joan, une pâtisserie à vrai dire assez étouffe-chrétien.


Fin juin – 15 août : GREC ( grand festival d’été de Barcelone)

Nombreux spectacles (théâtre, musique etc) dans les salles, les rues et les jardins de la ville grec.bcn.cat


15 Août : fête de l’assomption 

Surtout à Gràcia, ne pas la rater


Fin décembre : kermesse de Santa Llùcia

La semaine précédant Noël. Tout autour de la cathédrale, on trouve des stands avec des figurines représentant des scènes de la Nativité. Des files d’attente hallucinantes pour admirer le Divin enfant.

 

source : nos 52 week-ends coups de coeur le routard dans les villes d'Europe

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