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Aquitaine

Aquitaine
Aquitaine – image source Sting
Aquitaine image source Oie blanche

Des pinèdes landaises aux vignes du Médoc, des pics des Pyrénées aux moissons de Gascogne, il y a en Aquitaine plus de contrastes que de ressemblances. A chaque pays sa capitale, son histoire, sa cuisine et éventuellement sa langue. Ici, on connaît et on respecte les frontières entre Landes et Bordelais, Agenais et Périgord, Béarn et Pays basque. S’il fallait trouver un point commun aux régions d’Aquitaine, ce serait l’attachement au terroir.

Pyrénées-atlantique (64)

 

Flâner le long des quais à Bayonne, entre les maisons à colombages :

Bayonne possède un magnifique patrimoine et son vieux centre a été réhabilité et parfaitement remis en valeur. Ceci, lui permet de figurer parmi les plus belles villes de France et les plus pittoresques surtout. Cela ne se sait pas assez et beaucoup de touristes quittent encore le Pays basque sans y avoir flâné.

Participer au moins une fois aux fêtes de Bayonne, le plus grand événement festif de France :

Chaque année, fin juillet, ce sont plusieurs centaines de milliers de festayres qui envahissent Bayonne pendant 5 jours et 5 nuits ! Les fêtes n’ont cessé de prendre de l’ampleur depuis leur création, en 1932, à l’instigation de la section “Rugby” du célèbre Aviron bayonnais, sur le modèle des Fêtes de Pampelune. La musique est omniprésente ; dès 8 heures, les orchestres sillonnent la ville.

Petit + : S’habiller en blanc (et avec un foulard rouge). C’est la règle, et très peu y dérogent. Il s’agit avant tout d’un symbole d’égalité et l’effet est impressionnant. Un site pour tout savoir : fêtes-de-bayonne.com

Admirer les surfeurs qui guettent LA vague, sur les plages d’Anglet, de Guéthary ou de Biarritz quel que soit le temps :

crédit photo@julienpirisphotographie 

Le surf, venant de Hawaï, débarque à Biarritz au milieu des années 1950. Les spots mythiques des premières années, comme la côte des Basques, se sont multipliés : on surfe désormais partout ! Aujourd’hui, les surfeurs apprécient beaucoup la plage des Cavaliers, à Anglet. Sinon, les plages de Marinella, la Madrague, l’Océan, des Corsaires possèdent également leurs fans. En fait, Anglet, avec ses 11 écoles de surf (plus que Biarritz) est la vraie capitale des surfeurs.

Petit + : pour tout savoir de l’actu “surf” à Anglet, consulter surfinanglet.com

A Biarritz, faire le tour des belles villas face aux vagues qui se fracassent contre le rocher de la Vierge, tout comme l’impératrice Eugénie :

Bâtie le long d’une côte découpée semée de somptueuses villas Belle Epoque, Biarritz est tournée vers l’océan. Le roche de la vierge, face au musée de la Mer, est une des cartes postales de Biarritz ! Tout autour, les célèbres rochers sur lesquels les vagues viennent s’écraser les jours de gros temps, sautant même les parapets des promontoires (gaffe, ça mouille !). En toile de fond, les Pyrénées dominant la Côte basque.

Visiter le port et la vieille ville de Saint-Jean-de-Luz où Louis XIV s’est marié :

L’un des port de pêche hier parmi les plus importants de France, se doublant d’une célèbre station balnéaire. Malgré le succès sans cesse grandissant, la cité a su préserver tout son charme ; une séduisante vieille ville coquette et bourgeoise aux ruelles commerçantes bordées de maisons basques. Au total, un élégant front de mer et un port pittoresque et coloré où tanguent les petits chalutiers.

Petit + : attention, en été, Saint jean de luz se la joue “station chic” et question hôtellerie, les prix s’en ressentent.

Grimper tout en haut de la Rhune pour profiter du panorama époustouflant, entre mer et montagne :

crédit photo  Harrieta171

A 10 km de Saint jean de luz, la montagne la plus célèbre de la région, véritable borne frontière avec l’Espagne (905 m d’altitude). De là-haut, panorama évidemment époustouflant sur le Labourd, l’océan, la chaîne des Pyrénées, la vallée de la Bidassoa. Lieu de promenade extrêmement populaire. On croise des troupeaux de pottoks, les fameux petits chevaux basques élevés en liberté.

Petit + : pour y grimper, on pourra choisir entre le célèbre chemin de fer à crémaillère rhune.com, ou les chemins de randonnées (compter 2h30 de Saint-Ignace, d’Ascain, ou de Lehenbiscay). On peut aussi combiner les deux. Préférer la randonnée…. pour descendre. Hi ! Hi !

Quitter la côte à la découverte de beaux villages basques qui ont su préserver leur architecture traditionnelle :

image source  Harrieta171

 

Ascain, Saint pée sur nivelle, Sare, Ainhoa etc…., une balade merveilleuse le long de la Nivelle, dans des villages d’opérette, dont les tons blancs, verts, rouges, si francs, si lumineux, éclatent dans les plis veloutés des collines.

Petit +: la vallée est desservie par la compagnie d’autocars “Le Basque Bondissant basque-bondissant.com

Assister à une frénétique partie de pelote depuis la terrasse d’un café :

crédit photoJeannito

Jeu National ? Non, vous diront les Basques, jeu international, pratiqué un peu partout ! Surtout, jeu fascinant, complexe et simple à la fois. Pas un village qui n’ait son fronton et, dès qu’un mur est libre, on y trouve deux gamins en train de taper la balle. Qui n’a jamais tapé dans une pelote n’est pas vraiment basque. La pelote est l’un des jeux les plus anciens de la région.

Se rendre à Urepel, en Basse-Navarre, sans conteste et avec modestie l’un des endroits les plus magiques du monde ! :

 

crédit photo Harrieta171

Le dernier village de la vallée et une impression indicible de bout du monde. Car la nature, ici, c’est quelque chose d’admirablement vert, de mélancolique et d’un peu paradisiaque. La forêt est vierge, originelle, à peine dérangée par la main de l’homme. Paix et calme garantis. Evidemment, les balades à pied ne manque pas. Il faut absolument monter sur les hauteurs par l’une de ces routes menant aux fermes isolées, pour le point de vue sur le village et la vallée.

Flâner dans la charmante ville de Saint-Jean-Pied-de-Port :

A 8 km de la frontière espagnole, au milieu d’un verdoyant cirque de montagne, on découvre Saint jean pied de port. L’histoire lui a donné un caractère, un charme qu’aucune ville de Basse-Navarre ne peut lui disputer. Avec sa muraille rose, ses rues médiévales quasi intactes, ses jardins tombant en cascade et la belle citadelle dominant le tout, elle compose le plus adorable tableau dont on puisse rêver.

Petit + : beaucoup de monde en été, vous vous en doutez. ça ne fait rien, visitez la ville de très bonne heure le matin, un ravissement !

Visiter les grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya qui demeurent, entre Lascaux et Altamira, une référence pour toute l’histoire de l’humanité :

crédit photoKrijun

Impossible de visiter l’Arberoue sans voir ou revoir ces fameuses grottes. Celles d’Isturitz, qui furent habitées de 80 000 à 10 000 ans avant notre ère, constituent non seulement un lieu unique de regroupement de populations préhistoriques, mais aussi une référence pour la connaissance de l’homme et de son chemin de vie. Quant à Oxocelhaya, de chef d’oeuvre de la nature, c’est à la fois une grotte sanctuaire et une curiosité géologique surprenante.

Petit + : grottes-isturitz.com

S’arrêter à l’église de l’hôpital saint blaise, un édifice assez proche du sublime, sur les chemins de Saint jacques de compostelle :

crédit photo Havang(nl)

 

De l’ancienne fondation hospitalière du XIIe siècle, et qui accueillit des générations de pèlerins, seule l’église subsiste. Monument unique dans la région, c’est un bel exemple du fonctionnement des influences hispano-mauresques sur le Camino. Erigée aux XIIe et XIIIe siècle, l’église est de style roman sur un plan en forme de croix grecque. Voici le témoignage d’un christianisme ancien, les Wisigoths préférant la croix grecque à la croix latine. Ne rêvez pas : ce n’est qu’une église paroissiale, mais elle est bougrement intéressante. Inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Petit + : hopital-saint-blaise.fr

Sillonner la verdoyante vallée de Barétous, pays des célèbres mousquetaires :

Bienvenue au pays des Trois Mousquetaires : Athos, Porthos et Aramis (le quatrième d’Artagnan, étant du Nord, c’est à dire du nord Madiran, un étranger en somme!). Paysages harmonieux, grandes forêts. Dans cette région, de transition avec le Pays Basque, comme l’indique sa rivière principale, le Vert, vous trouverez déclinés des verts comme nulle part ailleurs : équilibre parfait entre les prairies à brebis, les landes à fougères, les châtaigneraies, puis les hêtraies et les sapinières en altitude.

Faire une randonnée dans les gorges de Kakouetta, le must de la haute Soule :

crédit photoAncalagontalk

Sur la route de Sainte-Engrâce. C’est l’une des ballades les plus populaires. La partie la plus impressionnante est un canyon très étroit, de plus de 200 m de haut. L’originalité du parcours réside dans le fait que, pour une fois, on marche au fond du canyon. Un câble le long de la paroi donne un peu plus d’assurance. Quelques passerelles apportent du piment supplémentaire à la balade. Au bout, on parvient à une cascade et à une grotte.

Petit + : compter 2h environ. sainte-engrace.com

S’enfoncer dans l’immensité du gouffre de la Verna, dans le massif de La Pierre-Saint-Martin :

crédit photo Camuspeleo

 

Formée il y a plus de 200 000 ans, la Verna est l’une des 10 plus vastes salles souterraines au monde. Ici, ni stalactites ni stalagmites, mais une voûte aussi parfaite que celle d’une cathédrale (tiens, puisqu’on parle de cathédrale, Notre-Dame de Paris tiendrait à l’aise dans la cavité), une rivière qui cascade et baigne une plage de galets, de curieux insectes cavernicoles…. Une expérience qui ne se raconte finalement pas, à vivre, inoubliable !

Petit + : laverna.fr , prévoir chaussures et vêtements adéquats, il fait 6°C en permanence dans la grotte.

Ne pas manquer l'”estivade”, début juillet, dans la magnifique vallée d’Ossau :

crédit photo  Myrabella

L’un des musts du Béarn, une magnifique vallée qui garde longtemps une identité  et des particularismes originaux. Au moyen Âge, le servage n’y avait déjà plus cours. L’évènement annuel, c’est l'”estivade”, la transhumance entre la basse vallée et la haute montagne. A ne pas rater, la première semaine de juillet en principe (dates exactes données en juin aux offices de tourisme). Pendant 48h, des milliers de bêtes remontent la vallée, dans le vacarme des sonnailles, traversant les villages en émoi (chants, ripailles….).

Petit + : valleedossau-tourisme.com

Monter en petit train, à 2000m d’altitude, jusqu’au lac d’Artouste. Impressionnant ! 

L’une des plus belles balades de la région. Départ du lac de Fabrèges. On prend d’abord la télécabine de la Sagette, qui mène au départ du petit train. Ensuite, promenade de 10 km  ciel ouvert, en 50 mn à travers les cartes postales les plus époustouflantes.

Petit + : début juin ===> début octobre seulement altiservice.com, On peut aussi faire une randonnée de 1h jusqu’au refuge d’Arrémoult.

Gironde (33)

 

Devenir incollable sur le vignoble bordelais, le plus vaste vignoble AOC du monde :

Etendu sur 116 000 ha et 500 communes, il produit du rouge à 89%, des blancs liquoreux (sauternes, barsac, loupiac, sainte croix du mont), moelleux (sainte foy bordeaux, premières côtes de bordeaux) et secs (entre deux mers, graves), du rosé, le fameux clairet (de couleur rosée plus soutenue) qu’on prend en apéro, le crémant de bordeaux et la fine de bordeaux (eau de vie produite à partir de vins blancs). Il se subdivise en six terroirs principaux, eux-mêmes divisés en appellations, qui sont au nombre de….. 63 en tout. Tout le monde connaît les plus prestigieuses : margaux, pomerol, saint estèphe, saint émilion ou sauternes…. Mais quelques autres appellations moins côtées valent qu’on s’y arrête : cérons, listrac, fronsac, graves de vayres….

Petit + : infos sur tourisme-gironde.fr

Déguster quelques crevettes bien fraîches accompagnées d’un verre de blanc du cru, dans une guinguette, sur le port de Macau, au bord de la gironde :

crédit photoCC BY-SA 2.0

Le genre de petit port typique que l’on retrouve tout au long des rives de la Gironde, si l’on ne craint pas de temps à autre de bifurquer sur les chemins perpendiculaires à la D2 qui mènent au fleurve. On y découvre, surtout le week-end, une atmosphère de guinguette où les bourgeois viennent retrouver le peuple en mangeant des crevettes bien fraîches.

Petit + : Macau fête en juin sa spécialité le “macau” un artichaut de renom !

Embarquer en vedette jusqu’au phare de Cordouan et découvrir ce monument prestigieux unique en Aquitaine :

Doyen des phares français (érigé de 1584 à 1611, le “Versailles des mers” a fêté ses 400 ans en beauté en juillet 2011), il est aussi le dernier à avoir des gardiens. Deuxième édifice à avoir été classé aux monuments historiques (en 1862, avec Notre-Dame de Paris),, il représente un travail colossal. La plate-forme de soubassement repose sur 2000 pilotis, et il culmine à 60 m. C’est le seul phare à posséder une chapelle.

Petit + : prévoir des bottes, car il faut patauger un peu dans l’eau avant d’atteindre la terre ferme.


Bordeaux

Se balader sur les quais de Bordeaux, quand le soleil dore des façades classées au Patrimoine mondial de l’humanité :

C’est sans doute le quartier des quais qui illustre le plus la spectaculaire métamorphose de Bordeaux. Depuis une quinzaine d’années, la ville a retrouvé son éclat d’antan tout en se modernisant. la belle promenade qui longe la Garonne est très vite devenue le spot préféré des Bordelais. Le miroir d’eau, face à la place de la bourse, est même l’emblème de la ville nouvelle. Toutes les générations se retrouvent sur les quais, agencés pour attirer la foule : skate park, terrains de sport et fronton de pelote basque sont installés en bord de fleuve. De quoi s’occuper !

Arpenter les ruelles du quartier Saint-Pierre :

 

quartier saint pierre

Le quartier Saint Pierre est à la fois vivant et parmi les quartiers les plus chargés d’histoire. De la Gaule romaine au haut Moyen-Âge, il a été le coeur de la cité, ceint de remparts, débouché du premier port de Bordeaux. Les ducs d’Aquitaine y installèrent le siège de leur pouvoir, à l’emplacement de l’actuelle place….. du Palais. De superbes maisons bâties aux XVe et XVie siècle sont encore visibles, ainsi que d’innombrables maisons et hôtels particuliers, témoignages éloquents de la prospérité bordelaise des XVIIe et XVIII e siècle inentamée malgré les guerres civiles et les conflits mondiaux.

Toujours dans le quartier Saint-Pierre, s’attabler au café du cinéma Utopia, installé dans une ancienne église :

crédit photo Patrick Despoix

 

Sur la place Camille-Julian, un lieu superbe et unique. C’est en 1999 qu’à ouvert ce cinéma d’art et d’essai, après de (très) gros travaux de réhabilitation de l’ancienne église Saint-Siméon. Avant ou après un bon film, on peut y boire un café, chaud ou frappé, un thé à la menthe, ou un verre de vin. l’adresse la plus sympa de la place.

Petit + : 5 place Camille-Julian /tel : 05.56.79.39.25. /contact@cafe-utopia.fr /tlj 10h – 1h (restauration en continu l’été jusqu’à 23h en semaine et minuit le week-end).

Déguster un cannelé, gourmandise caramélisée typiquement bordelaise, en flânant au jardin public :

crédit photoRoboppy

Délicieux petit gâteau de Bordeaux. Pour fabriquer le cannelé, on utilise 3 produits (rhum, vanille, sucre de canne) qui rappelle les liens de Bordeaux avec les Antilles. On a besoin aussi de jaunes d’œufs, qui étaient disponibles à profusion. En effet, pour le collage du vin (suppression du tanin), les vignerons utilisaient beaucoup de blancs d’œufs.

Aux beaux jours, se prélasser en terrasse sur la charmante place du Marché-des-Chartrons :

crédit photo Pierre- Yves Beaudouin

 

Le quartier des Chartrons était le véritable centre de la ville anglaise, et aussi le port le plus important du royaume. Au XVIIIe siècle, les riches négociants firent construire de superbes hôtels particuliers et de vastes entrepôts. Les fûts étaient directement roulés dans les navires et, le soir, marins et négociants, abolissant la lutte des classes, se retrouvaient dans les bars louches en compagnie de filles très tolérantes. Aujourd’hui les Chartrons se sont transformés en zone d’habitation et de vie très tendance, et attirent bars à vins et restos à la mode.


Visiter Saint-Emilion, splendide cité de pierre fortifiée, perchée au milieu des coteaux en hémicycle de l’un des plus nobles vignobles :

Saint-émilion réunit tout ce qui fait le charme d’une cité médiévale à la française : ruelles pentues aux pavés incertains, remparts dévorés par la végétation, églises gothiques à la majestueuse architecture, places blotties au creux du village où il fait bon prendre le frais (grâce aux carrières en sous-sol), cascade de toits rouges qui dévalent vers le vignoble…. C’est en fin de journée que la ville se pare de toute sa majesté, quand le rouge enflamme la pierre, dore les coteaux……

Petit + : un conseil, arrivez en fin d’après-midi, passez-y la nuit et partez à la découverte des monuments dès le petit matin.

Passer une nuit à la citadelle de Blaye, dans l’un des campings les plus insolites de France :

crédit photoPinpin

Un camping municipal dans l’une des plus belles réalisations d’architecture militaire. Celle dont Vauban était le plus fier. L’endroit est étonnant : une cinquantaine d’emplacements pour planter sa tente au milieu de murs de pierre plusieurs fois centenaires. Certains ont vue sur la Gironde ! Vraiment  extra de se réveiller dans un tel site. Les fortifications sont inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Petit + : blaye.fr / Ouvert de mai à septembre.

Rester épaté par Cadillac et sa bastide, l’une des plus belles de l’Entre-deux-mers :

aquitaine
crédit photoHenry Salomé
 

Vallonnée, l’Entre-deux-mers présente bien plus de variétés que les autres régions de la Gironde, et se distingue aussi par son très riche patrimoine architectural, avec notamment un superbe ensemble de bastides, cités médiévales très bien conservées. Cadillac est l’une des plus belles d’entre elles. Il faut absolument la visiter, en plus du remarquable château-ducal qu’elle abrite, ses veilles rues et son église monumentale, ancienne collégiale du XVe siècle.

Participer au festival des Nuits atypiques, fin juillet, à Langon :

 

festival des nuits atypiques à langon

Concerts de musiques du monde dans un lieu magique qui cache une surprenante mosquée édifiée au début du XXe siècle, en souvenir des colories. Cesaria Evora, Manu Dibango, Manu Chao, Ray Barreto ou encore Yuri Buenaventura se sont produits dans ce festival dont la renommée dépasse largement le pays gascon.

Petit +: nuitsatypiques.org

Se laisser tendrement séduire par Castelmoron-d’albret, le plus petit village de France :

crédit photoHenry Salomé

Perché sur un promontoire depuis le Moyen Âge, ceint de murailles, avec ses ruelles et ses maisons fleuries, Castelmoron-d’Abret occupe modestement quatre hectares, il ne possède aucune terre agricole. Pour donner une idée, la superficie du village de Castelmoron-d’Abret serait égale à la surface de la place de l’Etoile à Paris ! Oh, rien de spectaculaire à voir, simplement des odeurs à retenir, des impressions à capter. Notez le ravissant lavoir médiéval envahi de battoirs. Deux originalités également, les balcons suspendus côté route et les génoises, bordures de toit caractéristiques.

Se délecter de mets cuisinés “à la bordelaise”, comme la lamproie aux poireaux et vin rouge :

crédit photo

La lamproie remonte les fleuves au printemps pour pondre avant de mourir. Ce poisson sans mâchoire, à l’allure de serpent, se présente également presque partout dans l’assiette “à la bordelaise” : cuite au vin rouge et servie dans sa sauce liée de son sang avec poireaux et maigre de jambon.

Faire le tour du Bassin d’Arcachon, un must ! :

Petits ports de pêche, haltes gastronomiques, balade sur des sentiers oubliés…. et puis le cap Ferret face à la dune du Plat. Le bassin, avec ses 85 km de pourtour et seulement 3 km de passe qui le connecte avec l’océan, a permis le développement de l’ostréiculture et de petits villages charmants. A marée basse, les bateaux se reposent, pris dans la vase, en attendant la prochaine marée.

Petit + : en partant d’Arcachon une superbe piste cyclable longe la mer en direction du Pyla. Voir aussi le site bassin-arcachon.com

Se balader dans la ville d’hiver à Arcachon :

crédit photo Jibi44

 

Les amoureux de romantisme et les romantiques amoureux seront ravis par cette promenade à travers les quartiers d’hiver de la ville, qui recèlent de petits bijoux d’architecture. On dessina ce quartier aux allées sinueuses afin de briser l’élan du vent. De fait, il fait toujours 3°C de plus ici qu’au bord de la mer.

Grimper sur la dune du Pilat, en fin de journée : d’un côté, la forêt de pins à perte de vue ; de l’autre, le soleil qui se couche dans l’océan :

La vedette du bassin bien sûr ! Incongrue, superbe, pied de nez formidable à la végétation qui était censée fixer ce sable rebelle. Absolument unique en son genre, cette immense dune s’étend sur 2.7 km de long et 500 m de large. Avec 60 millions de mètres cubes de sable et culminant à 114 m, c’est la plus haute d’Europe. C’est juste avant le coucher du soleil qu’il faut venir.

Petit + : un escalier (154 marches) facilite l’ascension de ce gros château de sable de Pâques à septembre.

Prendre le bateau-navette à Arcachon pour le cap Ferret, et dîner face à la dune du Pilat :

 

bateau navette

L’endroit chic du bassin, où il est bon d’avoir sa résidence secondaire. Sous les pins se dissimulent de belles villas où séjournent quelques stars de l’écran, petit ou grand, en toute simplicité. Le premier à avoir succombé au charme de l’endroit fut Jean Cocteau. Cap-Ferret aurait pu devenir le Saint-Tropez du bassin, mais la petite station huppée a conservé un côté sauvage. D’ailleurs, on peut encore y trouver de petits coins paisibles.

Petit + : très belles balades à vélo jusqu’à la pointe du cap au milieu des ondulations des dunes et face à celle du Pilat.

Landes (40)

Se rendre à Labastide-d’Armagnac, la plus jolie bastide des Landes :

 

Médiévale au possible, plantée au milieu de paysages vallonnés aux collines boisées, elle a conservé intacte toute sa force romantique. Elle date de la fin du XIIIe siècle et fut édifiée pour protéger le comte d’Armagnac contre ses adversaires. Les guerres de Religion l’affaiblirent, mais sa place royale est demeurée intacte. Bel ensemble à arcades, avec maisons à colombages et brique. Charme de la pierre et du bois, des balcons fleuris, de la halle et de cette grosse tour fortifiée de l’église, à la fois clocher et donjon.

Petit + : le site n’est pas encore trop encombré par la foule, surtout hors saison, profitez-en !

S’imprégner de la culture gasconne en poussant la porte d’un Cercle (café associatif) ou d’un café de pays :

 

cercle (café associatifs)

les Cercles sont nés des mouvements sociaux et républicains qui ont suivi la Révolution. Aujourd’hui, ils sont devenus des lieux de rencontre, de convivialité et, pour la plupart, des lieux d’animations et de spectacles dédiés à la découverte d’artistes régionaux. Certains sont classés “cafés de pays”. Des productions du terroir peuvent être dégustées en casse-croûte ou simplement emportées, et régulièrement, vous pourrez y entendre un bon concert ou, quotidiennement, le parler gascon !

Petit + : programme et agenda sur le site du parc / parc-landes-de-gascogne.fr

Sauter dans le petit train de Marquèze pour remonter le temps et revivre une journée dans la Grande Lande d’autrefois :

 

petit train de Marquèze

Du village de Sabres, un train à l’ancienne mène au site incontournable de Marquèze, à 5 km de là, qui reste le point fort de toute visite dans la Grande Lande. C’est le seul moyen d’y accéder, et c’est déjà  fort sympathique. D’entrée de jeu, penché à la fenêtre ou installé sur des barquettes de ces wagons classés Monuments historiques, on remonte le temps, sourire aux lèvres. A l’arrivée du train en gare, un guide vous accueille. Vous pouvez découvrir ainsi, commentées, les différentes maisons composant un authentique quartier de la Grande Lande au XIXe siècle.

Descendre en barque le courant de Soustons, sur la côte landaise, dans le calme absolu d’un matin d’été :

crédit photoCTHOE

Au fil de l’eau, découvrez la flore (cyprés chauve, hibiscus, osmonde royale….) et la faune (martin-pêcheur, chevalier guignette, héron bihoreau, tortue cistude….).

Petit + : contacter la Godille, route des Lacs, Résas. Tel : 06.71.99.57.93. Adresse mail : lagodille@mac.com/ Départ du barrage de Soustons ouvert de avril à novembre.

Musarder sur le marché de Dax, un samedi matin, et déguster une omelette aux asperges ou aux champignons, selon la saison :

 

marché de Dax

Le samedi matin, jour de marché, Dax redevient une ville heureuse de vivre, à l’inverse des dimanche après-midi et lundi matin, où elle semble plutôt endormie. Sous les halles, marché au gras et à la volaille. Oies et canards viennent à la foire avec leurs foies. Un beau spectacle, ma foi. An e pas louper ! Et l’on peut s’attabler au milieu, spectacle garanti.

Petit + : samedi matin 7h à 12h entre place roger-ducos, les halles et place camille-bouvet sous le marché couvert.

Lot-et-Garonne (47)

Flâner dans les ruelles des nombreuses bastides et villages médiévaux du Lot-et-Garonne :

crédit photoHeurtelions

Les bastides, ces villes nouvelles du Moyen-Âge, qui ont fleuri, grosso modo, entre Bordeaux et Toulouse, constituent aujourd’hui d’excellentes idées de balade. Offre-vous une virée au Moyen-Âge en vous baladant dans de beaux villages aquitains, et allez flâner sous les arcades de leur place, abritant des commerces de toute sorte. Sachez qu’on ne visite pas une bastide comme un château ou une abbaye. Ici, la beauté, parfois cachée, se mérite. Bref, toutes différentes les bastides vous dévoileront bien des charmes du Sud-Ouest.

Pédaler le long du canal latéral à la Garonne, du côté de Marmande, en écoutant pousser les tomates, les asperges et les fraises des cultures maraîchères :

Une fois rejointe par le Lot, la Garonne serpente jusqu’à l’estuaire de la Gironde, à travers les côteaux du Marmandais et, surtout, les cultures maraîchères. Nous voilà en plein coeur de l’Aquitaine ! C’est ici le paradis de la fraise, de l’asperge et de la tomate. Une voie verte de plus de 80 km qui longe le canal latéral à la Garonne, permet de profiter de superbes paysages, loin de la circulation.

Petit +: hautegaronne.tourisme.com

Visiter Monflanquin, l’une des plus belles bastides du Lot-et-Garonne, en compagnie du délirant janouille la Fripouille :

 

Janouille la fripouille

Perché sur une colline, c’est l’un des “plus beaux villages de France”. Et on comprend pourquoi, avec son beau panorama, sa vue sur la Dordogne et le château Biron au loin ! Fondée en 1256, la ville est dotée d’un riche patrimoine et a intégralement conservé son plan initial. Belle place centrale entourée d’arcades. Imposante façade fortifiée de l’église avec un porche gothique. Mur-clocher percé de trois baies. Aujourd’hui, Monflanquin préserve son précieux héritage médiéval par de délirantes animations, par la présence de son guide Janouille la Fripouille et par d’intelligents panneaux retraçant l’histoire de la cité.

Petit + : janouille.com

Se promener dans les rues du joli village de Pujols, qui a fardé tout de son passé :

Ce magnifique village médiéval aux rues fleuries et bien léchées, classé parmi les “plus beaux villages de France”, surplombe à 187 m d’altitude Villeneuve-sur-Lot et la vallée du Lot. On s’y promène à pied de venelle en ruelle, à la rencontre de ses bâtiments anciens et de petits jardins dispersés à droite à gauche. Superbe aux beaux jours.

Petit +: au niveau de la porte de ville en ogive, percée dans la tour-clocher de l’église Saint nicolas, débute un petit circuit balisé qui sillonne le village.

Visiter le musée municipal des Beaux-Arts à Agen, l’un des plus beaux du Sud-Ouest :

crédit photoJohn Seb Barber

Installé depuis 1876 dans quatre superbes hôtels particuliers de la Renaissance ouverts sur de magnifiques cours inférieures. Cet écrin abrite des collections qui couvrent presque toute l’histoire de l’art, de la préhistoire à nos jours. A tout seigneur tout honneur, citons entre autres les cinq chefs-d’oeuvre de Goya : Autoportrait. Scène de caprices, le Ballon, Portrait équestre de Ferdinand VII et La messe de relevailles, qui à eux seuls valent le détour.

Petit + : agen.fr/musée

Découvrir le berceau de l’armagnac, dans le Lot-et-Garonne et dans les Landes, au fil de dégustations méritées ! :

 

Il siège avec le cognac et le calvados, dans l’Olympe des grands alcools français. Trois régions de production : en bas le “haut”, et en haut le “bas” et le “Ténarèze” entre les deux. Le bas Armagnac fournit les meilleurs alcools et, à l’intérieur de cette zone, le grand bas Armagnac -pour une bonne part dans les Landes – est le terroir béni entre tous. Bien sûr, on trouve aussi en Ténarèze et sur les calcaires ingrats du haut Armagnac des producteurs qui soignet leur distillation.

Petit + : l’armagnac a fêté ses 100 ans en 2010.

Dordogne (24)

Déambuler dans les ruelles médiévales de Périgueux, étape incontournable du Périgord :

Capitale de la Dordogne, Périgueux, ville riche de son histoire et de son patrimoine architectural, nous entraîne dans une merveilleuse promenade : de la tour Mataguerre (beau panorama de la ville) ou des vestiges de la cité gallo-romaine à l’ancienne ville médiévale, en passant par le dédale des ruelles tortueuses du quartier Saint-Front, où le piéton est roi. Voici une succession de quartiers anciens, venelles médiévales, hôtels de type et d’époque Renaissance…. Périgueux a reçu le label de “ville d’Art et d’Histoire”.

Petit + : des plans historiques avec propositions de circuits et commentaires des monuments sont en vente (0.50E) à l’office de tourisme. Un excellent moyen de visiter la ville et de tout découvrir sans rien oublier.

Enfin, toujours à Périgueux, remonter le temps sur les traces des Gallo-Romains à travers le kaléidoscope de Vesunna :

crédit photoJack ma

L’Aquitaine comptait 21 cités à l’époque gallo-romaine, dont celle de Vesunna (dans l’actuel quartier de Vésone), du nom d’une divinité gauloise, déesse tutélaire de la cité. On peut y observer les plus beaux vestiges de la ville antique : statues, céramiques, bijoux, blocs sculptés, etc. Mais on ne saurait évoquer Vesunna sans insister sur la muséographie de Jean Nouvel, géniale et splendide, comme toujours. Fidèle à ses habitudes, l’architecte a privilégié le verre, le béton et la lumière. En créant une perspective sur l’extérieur, Jean Nouvel a su intégrer les vestiges dans le paysage urbain. Une réussite totale.

Petit + : vesunna.fr

A Brantôme, Venise du Périgord, découvrir la blanche abbaye et son église qui se reflètent dans les eaux paisibles de la Dronne :

En plein cœur du Périgord vert, une bourgade qui a du chien. Nichée sous de belles falaises calcaires, elle joue les gondoles, baignée par une boucle de la Dronne. Les bâtiments longilignes et classiques de son abbaye mirent leur blanche aube dans les eaux sombres de la rivière. Plus de moine ici : tout est désormais laïc, pourtant quelques chants grégoriens résonnent parfois dans les grottes de la première abbaye troglodytique, sous la falaise. Et puis l’église oublie les coups de bistouri du XIXe siècle sur son massif clocher, pour se targuer d’une histoire plus que millénaire, prenant sa source sous le règne de Charlemagne.

S’offrir le luxe de quelques grammes de truffes à Sorges, capitale “officielle” du Diamant noir :

A 20 km de Périgueux, carrément sur le trajet du chemin de Saint-Jacques, Sorges s’est taillé la réputation de capitale de la truffe, véritable or noir du Périgord…. La ville à la main mise sur ce riche tubercule, véritable or noir de Dordogne. Noir ? pourtant Sorges est bien en Périgord vert. Noir ? ce n’est pas une raison pour oublier la truffe blanche.

Bon à savoir : marché aux truffes de décembre à janvier tous les dimanche matins. Le dernier dimanche de janvier clôt la saison truffière par une fête avec animations folkloriques.

Se taper la cloche dans une ferme-auberge de pays au rythme d’un menu périgourdin long comme un jour sans pain, où le canard fait merveille :

 

Le Périgord évoque avec un éclat sans borne les richesses de son terroir. C’est le berceau des truffes et du foie gras. La sauce Périgueux, le lièvre à la royale, l’omelette aux cèpes, les pommes sarladaises, le tournedos Rossini y mènent la danse. Alors dansons de bon coeur !

Petit + : bienvenue-a-la-ferme.com/dordogne. Près de 200 fermes accueillent le public en Dordogne-Périgord, dont une bonne vingtaine de fermes auberges.

Visiter l’incontournable site de Lascaux II, afin de comprendre le talent des hommes de la Préhistoire :

Le 12 septembre 1940, quatre adolescents, à la recherche d’un chien, descendent dans une crevasse et tombent sur une grande salle couverte de peintures d’animaux. C’est la révélation d’une merveille archéologique et artistique : Lascaux, la “chapelle sixtine de la Préhistoire”…Pour préserver la grotte initiale, on a construit à 200 m de celle-ci une gigantesque coque représentant exactement le volume et le relief des deux salles copiées. Lascaux II ouvrit en 1983, et le résultat est tout à fait extraordinaire. L’illusion est totale, A l’émotion de se trouver devant une telle merveille artistique s’ajoute l’admiration de la prouesse technique.

Petit + : semitour.com

Descendre la Vézère en canoë-kayak, pour admirer les châteaux au fil de l’eau :

 

Le parcours, bucolique et romantique, révèle des panoramas superbes sur quelque château médiéval oublié, mais aussi d’imposantes falaises ou des bouts de généreuses vallées. De tout cela se dégage une réjouissante et apaisante beauté. Rien de mieux pour donner aux plus petits le goût de l’histoire, de l’aventure et du voyage !

Petit + : canoevezere.com / Possibilité de descendre la rivière à partir de l’amont ou de l’aval de Saint-Léon. En tout, sept possibilités de descente, de 4 à 30 km, de 1h à 7 h en moyenne (selon le niveau de l’eau) avec retour en minibus.

Admirer les jardins du manoir d’Eyrignac, parmi les plus beaux de France :

 

Monuments historiques, ces jardins furent créés au XVIIIe siècle dans un style à la française, mais ils furent transformés au XIXe siècle en parc à l’anglaise, selon les goûts de l’époque. Aujourd’hui retournés à leur forme initiale, hyper structurés, domestiqués, les jardins sont un parfait exemple de l’art topiaire (art de sculpter les végétaux), peuplés de végétaux persistants ( ifs, buis, cyprés, charmes et lierre….) Ils ont été labellisés “jardin remarquable” par le ministère de la Culture.

Petit +: eyrignac.com

Participer à une balade contée de Sarlat, à la tombée du jour. Une remontée dans le temps pleine d’humour et de fraîcheur : 

 

Sarlat-la-Canéda

Une ville de France pas tout à fait comme les autres, profilant une incroyable notoriété internationale : “joyau médiéval superbe”, “plongée architecturale fantastique dans l’histoire”, “ville de charme et de caractère parmi les plus séduisantes de France” sont les expressions les plus utilisées, mais pas usurpées. Pour couronner le tout, Sarlat-la-Canéda (son nom entier) a obtenu le fameux label “ville d’art et d’histoire”, et il faut admettre que peu de villes françaises méritent autant ce titre.

Petit +: en plus des passionnantes visites découvertes proposées par la ville, une balade contée et une visite théâtralisée (“la belle Sarladaise”) sont organisées. sarlat-tourisme.com

Profiter du superbe panorama sur la Dordogne depuis les jardins suspendus de Marqueyssac :

 

jardin suspendu de Marqueyssac

Sur un promontoire, sorte d’îlot rocheux, à 130 m au-dessus de la rivière et autour d’un château du XVIIIe siècle coiffé de lauzes, les jardins, mêlant nature et massifs (130 000 buis taillés à la main !), salons de verdure, végétation méditerranéenne et chemin d’eau vous conduisent à un panorama superbe sur les châteaux environnants et les cingles ( ou méandres) de la Dordogne. 6 km de promenade romantique le long de la falaise, à travers bosquets, au milieu du labyrinthe pour les enfants, avec petites pauses dans des archives de verdure ou dans les cabanes en pierre sèche…

Petit + : un parcours acrobatique à flanc de falaise avec une incroyable via ferata (itinéraire sur une paroi rocheuse) / marqueyssac.com

Parcourir les marchés du Périgord, en quête de merveilles gastronomiques :

 

Impossible de se balader en Périgord sans tomber sur un marché. Deux, trois fois par semaine, chaque ville, bourgade, village et même le moindre hameau possède son marché. En saison, on découvre ceux aux truffes évidemment, les marchés “au gras” ça va de soi (où l’on présente les foies), mais aussi des marchés de producteurs de pays, qui se déroulent tout l’été, souvent en nocturne. Uniquement composés de producteurs fermiers et artisans, on y joue la carte du produit de qualité.

Remonter la Dordogne en gabare, comme autrefois, en passant devant les miracles de pierre que sont Beynac et Vitrac :

crédit photo Cjp24

Moins encaissée que sa voisine de la Vézère, cette généreuse vallée offre d’incroyables panoramas sur les fiers châteaux plantés au sommet des villages, témoignages des guerres d’antan qui ont su se transformer en un fabuleux collier de perles que l’on égrène avec bonheur. Pour les admirer au fil de l’eau, il faudra à tout prix prendre une gabare, une de ces embarcations qui, aujourd’hui comme heir, permet de prendre le temps de voir danser les lumières sur la pierre blonde de Domme, de Vitrac, de La  Roque-Gageac ou de Beynac… Autant de bijoux nichés à flanc de falaises ou sertis dans leur gangue de verdure en bord de rivière.

Petit + : renseignements et réservations auprès de 2 compagnies Gabanes Caminade Tel : 05.53.29.40.95 ou gabanes norbert Tel : 05.53.29.40.44 /norbert.fr

Musarder à la Roque-Gageac, village d’une homogénéité quasi parfaite:

Coincé entre la Dordogne et la falaise, il est classé parmi les “Plus beaux villages de France”. Les quais rappellent l’activité batelière de jadis qui fit vivre et prospérer pêcheurs et gabariers durant quelques siècles. Les touristes ont aujourd’hui pris le relais. Ses belles maisons aux toits bruns se serrent les unes contre les autres ou tentent de s’accrocher  aux flancs vertigineux de la masse rocheuse qui domine le village. Par beau temps, au soleil déclinant, le village s’illumine véritablement.

Grimper les ruelles de Beynac-et-Cazenac, l’un des bijoux de la vallée de la Dordogne :

Voici encore un superbe vieux village, qui présente une remarquable homogénéité architecturale. Dominé par un château splendide qu’il faudra immanquablement visiter, Beynac possède autant de charme que la Roque-Gageac. Voilà pourquoi Paul Eluard choisit d’y finir ses jours. Pour vous convaincre, grimpez jusqu’au château justement, entre de nobles demeures dont la belle pierre change sans cesse de couleur, suivant les caprices du soleil couchant…. Une balade romantique en diable, et une vision superbe sur la rivière en prime.

Survoler la Dordogne et ses châteaux en ULM. Les villages médiévaux sont encore plus beaux vus du ciel :

 

 

Superbe ! Que ce soit en bi-place ou en ULM… Pour profiter au maximum des boucles de la Dordogne et de ses cinq châteaux. Cela vaut vraiment le coup de casser sa tirelire pour s’en mettre plein la vue et s’offrir de merveilleux souvenirs.

Petit + : renseignements auprès d’Air châteaux, aérodrome de Sarlat-Domme. Tel : 06.89.78.53.07. Autre base sur Vézac, située tout près des châteaux. En y décollant, on fait une petite économie de temps et donc d’argent !

Descendre dans le gouffre de Proumeyssac en nacelle, comme ses découvreurs, et se laisser impressionner par sa beauté :

 

Grandiose voûte souterraine mise en valeur par de superbes jeux de lumière. Fontaines pétrifiantes et concrétions calcaires uniques au monde ! Visite guidée et commentée d’une quarantaine de minutes, offrant une grande variété de points de vue. Son et lumière impressionnant. Ceux qui le désirent peuvent, comme au début du XXe siècle, descendre dans le gouffre par une nacelle, par groupes de huit. Sensationnel, car la grotte s’illumine au fur et à mesure de la descente !

Petit + : gouffre-proumeyssac.com

Admirer les vieilles demeures de Monpazier, bastide aux proportions parfaites qui a su traverser les siècles :

 

The most beautiful…. Un des “plus beaux villages de France”, et LA plus belle bastide du Périgord, construite par Edouard Ier, roi d’Angleterre et du d’Aquitaine. Elle fut longtemps la rivale de Villefranche-du-Périgord : l’une anglaise, l’autre française ; l’une protestante et l’autre catholique. Un miracle qu’elle ait réussi, depuis 1284, à traverser les vicissitudes de l’histoire. A chaque passage voûté en ogive, on s’attend à voir débouler les archers de la garde écossaise…

Remonter le cours des siècles au château de Biron, remarquable exemple d’histoire de l’architecture, d’Henri IV à Louis XVI :

crédit photo MOSSOT 

Ce château est l’un des témoignages les mieux conservés de l’histoire du Périgord. De sa haute stature, il surveille la région sur au moins 30 km. Construit au XIIe siècle, il a appartenu à la même famille (les Gontaut) sur 24 générations, jusqu’au XXe siècle. Tous les types d’architecture y cohabitent : du donjon du XIIe siècle aux bâtiments du XVIIIe siècle, en passant par une chapelle Renaissance. C’est d’ailleurs un lieu privilégié de tournage de films. On rencontre dans certaines pièces la reconstitution d’une rue de tisserands, d’oubliettes avec salle de torture. Il fut largement utilisé pour les Visiteurs II.

Petit + : semitour.com

source : le routard - nos 1200 coups de coeur en France - hachette

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