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Anvers

Anvers
crédit photo User:Kneiphof
0h55 au départ de Paris (aéroport de Bruxelles) en avion.

2h02 au départ de Paris en train

Découvrir :

Se balader sur la Grand-place et dans les ruelles voisines qui abritent des maisons de corporations.

Le triangle de la Grand-Place est entouré par les maisons Renaissance des guildes. La maison Roodenborgh, au n°40, passa des mains des tanneurs et des cordonniers à celles des charpentiers. On comprend leur convoitise : la façade baroque est la plus belle de la place. La Suikerrui (rue du sucre), qui relie l’ancien hôtel de ville au Steen fut jadis un canal. On y apportait les cargaisons de mélasse de sucre venues des îles Canaries. Le n°5 abrite la maison des Harses, qui fut l’un des premiers immeubles de bureaux. Sur sa façade, Jef Lambeaux a sculpté les figures allégoriques des grands fleuves d’Allemagne. Sur le côté, la belle dame reproduite dans le style opulent de Rubens n’est autre que la muse du sculpteur : comme son atelier se trouvait dans la rue voisine, il la voyait beaucoup.

Visiter l’impressionnant et intriguant MAS (Museum aan de Stroom) planté sur les anciens docks et évoquant les formes des conteneurs du port….

crédit photoTheedi

C’est le nouveau symbole de la ville qui s’auto-célèbre de manière ostentatoire. L’entrepôt géant, réalisé par l’architecte néerlandais Willem Jan Neutelings, superpose sur 8 étages d’énormes coffres en porte-à-faux, reliés entre eux par des galeries vitrées. Ils abritent désormais les témoins du passé. Des « pierres de sables » d’Agra habillent les façades, parsemées de 3185 mains en aluminium. Au cœur de ce bunker des temps passées et à venir, les salles compilent toute l’histoire de la cité, du Moyen-Âge à nos jours en passant par l’âge d’or et l’évocation des trésors ethnographiques ou maritimes d’autrefois, grâce à une muséographie résolument contemporaine.

Petit + : accès libre pour qui veut profiter de la vue panoramique sur Anvers, depuis le dernier étage. mas.be

Admirer la cathédrale Notre-Dame (Onze-lieve-Vrouwekathedraal) la plus grande église gothique des anciens Pays-Bas, dont la construction (1352 – 1521) prit quasiment deux siècles.

Rien n’était trop beau pour afficher la prospérité de la cité. La cathédrale a connu le grand incendie de 1517, les raids iconoclastes des protestants (entre 1566 et 1581), et le pillage de l’occupant français révolutionnaire. Chaque destruction fut réparée par un embellissement inédit. Commencez par admirer la tour : 123 m de haut, avec un carillon de 47 cloches. A l’intérieur, difficile de manquer la splendide chaire de Vérité, véritable chef-d’œuvre de la sculpture flamande de style baroque à la limite du rococo. Parmi les innombrables statues et tableaux, La Descente de croix (1612) de Rubens, d’un baroque qui frôle le réalisme.

Petit + : dekathedraal.be – site internet remarquable et en français

Remonter le temps dans la magnifique demeure de l’imprimeur Christophe Plantin transformée en superbe musée sur l’histoire du livre imprimé

 

Classée au Patrimoine mondial par l’Unesco, cette demeure patricienne du XVIe siècle est un lieu incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du livre imprimé. Atmosphère un peu austère, comme il se doit dans un bel intérieur flamand : murs couverts de cuir de Malines, tapisseries d’Audenarde et de Bruxelles, tables laquées incrustées d’Ivoire, parquets qui craquent, cheminées en carreaux de Delft, tintement du carillon dans le lointain…. C’est ici que Christophe Plantin établit son imprimerie vers 1549. Moretus, son gendre, poursuivit son œuvre, imité en cela par ses descendants jusqu’en 1876, date à laquelle l’imprimerie fut vendue à l’Etat. Trois siècles durant, la même famille imprima et exporta à tour de bras atlas, bibles, bréviaires et missels. La maison ayant été transformée en musée, pas une salle qui n’apporte quelque élément essentiel à l’histoire de l’imprimerie.

Petit + : museumplantinmoretus.be

Découvrir le cadre de vie de Rubens dans sa somptueuse maison-atelier baroque du début du XVIIe siècle où sont accrochées quelques unes de ses toiles les plus célèbres

crédit photoVelvet

Plus qu’une révélation esthétique, la maison de Rubens propose un voyage dans la vie d’un homme. Devenu propriétaire de cette maison du Wapper en 1611, il l’agrandit et l’embellit. Il y fait construire un musée très spécial, inspiré du Panthéon de Rome. Sous une coupole de verre, il expose sa collection de sculptures antiques. Il fait aussi construire un portique intérieur aux allures d’arc de triomphe romain donnant à la demeure un petit côté palazzo italien avec des œuvres de Titien,, du Tintoret, de Véronèse, Léonard de Vinci, Raphaël, Van Eyck, Breughel le Vieux, Brouwer…. Cette maison, des plus moderne pour l’époque, devient ainsi la première demeure baroque d’Anvers. Rubens y vit et y travaille, et comme diplomate, il y reçoit les plus grands de ce monde.

Petit + : d’autres sites de la ville permettent de découvrir ses tableaux, comme l’église Saint-Jacques qui fut sa paroisse ou le musée plantin Moretus.

Rubenshuis.be

Flâner au soleil couchant sur les quais de la partie la plus ancienne du port, à Het Eilandje, devenu le quartier le plus tendance d’Anvers

crédit photoElian Van den Eynde

Ici s’amarraient jadis, les paquebots transatlantiques de la célèbre Red star line pour embarquer les contingents d’émigrants à destination des Amériques…. Aujourd’hui, il ne subsiste plus que de haute grues désœuvrées, des entrepôts abandonnés et des quais déserts, propice à de nostalgiques promenades au soleil couchant… La ballade permet de découvrir d’insolites architectures, de vénérables enseignes coloniales délavées, d’antiques écluses désormais classées… Quelques restos et cafés branchés n’ont pas attendu et commencent à animer Bordeaux straat et Napoleonkaal

Petit + : se procurer l’excellente brochure Het Eilandje (éditée par l’office de tourisme) avec ses itinéraires détaillés, révélant toutes les richesses architecturales du port et son émouvante histoire.

Pour les amateurs d’architecture Art nouveau, aller voir le quartier Zurenborg et la rue Cogels Osylei aux villas de style Jugendstill

A la fin du XIXe siècle Edouard Osy et John Cogels décidèrent de bâtir une gare ferroviaire marchande afin de créer une zone industrielle dans ce quartier. Mais observant, vers 1880, l’accroissement de la population anversoise, ils construisirent finalement des habitations. L’opération immobilière se révèle aussitôt juteuse. Toute la bourgeoisie catholique et dorée rêva d’une belle villa sur ces terres. Le style est typique du jugendstil (Art nouveau), on ne peut plus éclectique et pourtant très homogène. Chacune de ces villas, qu’elle soit néogrecque, néogothique, néo-renaissance, néobaroque ou encore Arts & Crafts, est un modèle du genre, dans le pur esprit Belle époque.

Petit + : on peut s’y rendre en train depuis Antwerpen Centraal, arrêt à la gare de Berchem.

Les diamants : La Pelikaanstraat et les rues alentour sont bordées par des dizaines d’entreprises de bijouterie, qui ont souvent leur boutique sous les voies du chemin de fer. Jusqu’à présent, c’était des juifs hassidim (déjà actifs à Anvers au XIIe siècle ) qui travaillaient dans l’industrie et le commerce du diamant. Clin d’oeil linguistique : le mot anglais jew n’est-il pas contenu dans le mot jewel ? Le marché est de plus en plus entre les mains de négociants jaïns du Nord de l’Inde. Le quartier des diamantaires d’Anvers joue depuis le XVe siècle un rôle essentiel dans l’économie de la ville. C’est aujourd’hui le plus grand centre diamantaire au monde.


Savourer :

Siroter un des trésors brassicoles dans l’un des bars classés parmi les meilleurs bars à bière du monde. Il y en a deux à Anvers ! Le Bierhuis Kulminator et le Waagstuk

   

Le Bierthuis est un bar improbable, chez l’habitant ou presque, comme il en existe encore en Belgique ! Quelques grandes tables se partagent l’espace dans un bric à brac réjouissant, entre un vieux papier de paille aux murs, des jets de houblons suspendus et un vieux coucou qui égrène les heures… Kitchissime et pourtant si attachant…. La « carte des bières », c’est en fait un libre avec des bières rares, d’autres de microbrasseries inconnues produisant des merveilles. Quant au Waagstuk, c’est un vieil estaminet de caractère installé dans un ancien entrepôt du XVIe siècle, époque où les bateaux débarquaient leur chargement pour la pesée (waag). Parmi les 130 bières au choix, la Hop Ruiter, de la Schelde Brouwerj, est une totale exclusivité. Une triple à 8% à siroter avec bonheur….

Petit + : Bierhuis kulminator, Vleminckveld 32 – 34

waagstuk.be

Dîner au Het Pomphuis, dans le quartier des docks restaurant au spectaculaire décor industriel Art nouveau qui sert une cuisine raffinée.

 

Il s’agit d’un bâtiment abritant de gigantesques pompes qui servaient autrefois à vider l’eau du bassin n°7 pour mettre les navires en cale sèche. Assez fascinant de s’installer dans ce décor industriel génial, d’autant plus que la cuisine est d’une qualité remarquable et le service étonnamment rapide, compte tenu du monde qui s’y presse en soirée. on peut aussi se contenter d’y boire un verre.

Petit + : à 2 km du centre dans les docks – hetpomphuis.be

Rejoindre le quartier sud (Zuid) pour la soirée un des quartiers les plus recherchés par les amateurs de cuisine contemporaine, de bars branchés et de lieux tout simplement pittoresques.

crédit photo Aquilo 

Ici les terrasses envahissent les rues aux beaux jours (autour de Marnix Plaats, notamment) : vous aurez le choix. Pour les fauchés, plusieurs petits restos turcs autour de la Gillisplaats. Chez Den Artist, vous pourrez goûter à une bonne dizaine de spécialités beles (comme un délicieux stoofpotje) dans un joli cadre Art nouveau. L’entrepôt du Congo évoque les cafés littéraires viennois avec ses colonnes et ses dessus de table en marbre…. Pour des plats classiques de brasserie, optez pour chez fred ou walrus, deux bistrots à l’atmosphère chaleureuse…

Petit + : brasseriedenartist.beentrepotducongo.comchezfred.berestaurantwalrus.be


Sortir

Prendre le pouls de la ville dans les vieux cafés du centre historique ou du port bondés en fin de semaine.

Les fins de semaine sont chaudes à Anvers, surtout l’été. les alentours de la cathédrale de l’hôtel de ville , du Vlaamsekaai et du port ne forment plus qu’une seule et immense fête. Le triangle Vieminckveld-Gasthuisstraat concentre quelques sympathiques refuges pour oiseaux de nuit. Au Beveren café, les Anversois ne rechignent pas à se mélanger avec les touristes et les marins. Il faut dire que certains soirs, en été, le bastringue fait des étincelles…. ça, c’est Anvers ! Den Engel, sur la Grand-Place, est aussi très bruyant ! On l’aime beaucoup pour son côté authentiquement populaire, ses dures banquettes en bois et ses tables de marbre, ses glaces craquelées, sa collection de casquettes au-dessus du bar et sa vieille pendule qui s’obstine à rester sur 11h55…. Pourvu que ça dure !

Petit + : Beveren Café, Vlasmarkt, 2 ; Den Engel, Grote Markt, 3 ; cafedenengel.be


Shopping

Suivre les pas de fashionistas pour découvrir les dernières tendances, des stylistes déjantés qui ont imposé un style nouveau en matière de mode

Les créateurs belges ont investi le quartier de la Nationalestraat, suivant l’exemple de la star incontestée de la mode anversoise, Dries Van Noten. le chef de file des « six » s’est installé au Het Mode Paleis (au palais de la mode, au n°16), une jolie boutique Belle Epoque au nom prédestiné et à deux pas du musée de la Mode. Toujours aussi incontournable, on ne le présente plus (mais on adore toujours !). La boutique d’Ann Demeulemeester se visite comme l’on visite une galerie d’art. Là encore, on frise la provocation, tant par les formes et les matières que par les prix….Les japonais adorent ! L’espace est splendide en tout cas.

Petit +: procurez-vous à l’office du tourisme le petit livre rouge fashion walk, il recense l’ensemble des marques et des jeunes créateurs, ou rendez-vous sur – antwerp-fashion.be

Faire emplette des meilleurs chocolats, pralinés ou ganaches au Günther Watté ou au Paleis op de Meir-Chocolats Line

image source visit flanders

Günther Watté est un « chocolate Café » dans un cadre contemporain très chic et sophistiqué pour déguster un succulent chocolat chaud ou faire provision de ganache au thé, de praliné aux amandes et miel, de fourré de chocolat blanc aux fraises ou de pâtes de fruits de sains (ah, les citrons confits enrobés au chocolat noir ! ). Noyés dans de profonds fauteuils baroques, sous de beaux lustres, on atteint là une plénitude totale… Le Paleis op de Meir-Chocolats Line offre lui aussi un cadre exceptionnel. Ce palais passa dans les mains de Napoléon, du Roi Guillaume 1er des Pays-Bas et de la Maison Royale belge avant d’abriter aujourd’hui le nouveau roi du chocolat, qui est à la fois le plus fou des chocolatiers belges : Dominique Persoone, qui s’est fait un nom depuis Bruges. Boutique et café sur place.

Petit + : watte.bethechocolateline.be

Les six d’anvers : Depuis l’émergence de la fameuse bande des « six d’Anvers » – constituée de Marina Yee, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Martin Margiela, Walter Van Beirendonck et Dirk Bikkembergs – Anvers s’est confectionné une réputation dans le domaine de la mode : style « minimaliste » très caractéristique, coupes déstructurées parfaites, finitions impeccables et détail loufoque qui compense le style parfois austère. Mais, attention, prix astronomiques ! Des Parisiennes branchées font le déplacement à Anvers lors des soldes ou pour découvrir les dernières créations du groupe des « six d’Anvers ». Dans le quartier du Vlaamsekkai, où s’est installé le musée de la Mode en 2002, on peut visiter leurs showrooms, où se combinent, dans un mélange détonnant, mode décoiffante et art contemporain.


AGENDA DES FÊTES, FESTIVALS ET EVENEMENTS CULTURELS

Toute l’année : concerts de carillon. A la cathédrale, toute l’année, lundi, mercredi et vendredi 12h-13h ; 1er mai-30 septembre, 15h-16h ; juin-septembre, également lundi soir 20h-21h

Mai : The taste of Antwerpen. Pendant 4 jours, une grande fête vouée à la gastronomie et qui attire chaque année plus de 120000 gourmands. – antwerpenproeft.com

Juin : fashion show défilés de mode permettant de voir les créations des étudiants de l’Académie de la mode d’Anvers. Très populaire – ffi.be/

15 août : marché de Rubens. Sur la Grand-place. Vendeurs en costume de l’époque de Rubens


se repérer

anvers
image source cantinus
source : le routard - nos 52 week-ends coups de coeur dans les villes d'Europe - hachette

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