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Amsterdam

Amsterdam
image source Alphathon
vie nocturne ***
1h10 au départ de Paris en avion

Amsterdam…. Une capitale cosmopolite, dont les vénérables canaux, bordés de somptueuses demeures, n’ont pas changé depuis l’âge d’or hollandais. Dans les vieux « cafés bruns » on y cultive un art de vivre à l’ancienne. La nuit éclaire les intérieurs cossus, donnant tout son sens à cette notion de « gezelligheid », concept intraduisible, entre convivialité, bien-être et respect. Mais Amsterdam, c’est aussi – et avant tout – un lieu débordant de vie, regorgeant de surprises et riche d’une activité culturelle trépidante.

Loger à bord d’une péniche pour être en symbiose avec la ville, entre eaux tranquilles et terre ferme.

 

 

Une formule originale, idéale en famille. Ces houseboats, dont la cale  a été reconvertie en habitation avec tout le confort moderne, sont amarrés le long des canaux, au coeur même de la ville. Pour se faire une idée, visiter le houseboat museum, une péniche qui permet de découvrir le cadre de vie des 30 000 habitants des 2500 bateaux-logements d’amsterdam.

Petit + : plusieurs offre sur ce site : houseboathotel.nl/fr

Renseignements pour house boat museum : houseboatmuseum.nl

Découvrir un incroyable havre de paix en pénétrant dans le Begijnhof, le plus ancien des béguinages d’Amsterdam.

crédit photo Massimo Catarinella

Une chapelle en brique au milieu d’une grande pelouse, entourée d’une quarantaine de maisons faisant écran à l’agitation du dehors…. C’est la parenthèse enchantée que prodigue ce béguinage. L’effet de surprise est garanti en entrant par la porte du Spui, surmontée de sainte Ursule, la patronne d’Amsterdam. Fondé au XVe siècle, cet îlot de refuge hébergea pendant des siècles une communauté de béguines, dont la dernière représentante s’est éteinte en 1971. Ces dames, catholiques ferventes, célibataires ou veuves, vivaient dans la prière et prodiguaient leur aide aux déshérités et aux malades. Elles n’appartenaient à aucun ordre religieux et pouvaient rompre librement leurs voeux de chasteté et d’obéissance.

Petit + : begijnhofamsterdam.nl

Partir à vélo à la découverte des grands canaux pour mesurer la richesse des maisons des marchands du Siècle d’or.


Ah, les canaux d’Amsterdam ! Vous viendrez évidemment pour les admirer. Ils font le charme de la ville. Les trois plus beaux Herengracht, keizersgracht et prinsengracht ont été construits au début du Siècle d’or, afin d’ajouter une ceinture résidentielle (le Grachtengordel) à la ville. Les travaux durèrent plus de 100 ans. Se déployant en demi-lune autour du centre-ville, ils sont bordés de superbes demeures, édifiées pour la plupart aux XVIIe et XVIIIe siècle. Baroque, Renaisance, néoclassique ou Art nouveau, la diversité des styles règne, pour le plus grand plaisir des yeux ! Cette ceinture de canaux a été classée au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Petit + : notre meilleure adresse pour louer un vélo frederic.nl

Possible aussi de faire la balade en bateau sur ces canaux qui sillonnent la ville. Pas moins d’une dizaine de compagnies vous proposeront leurs services.

Se payer une toile au Tuschinski un des plus beaux cinémas d’Europe

crédit photo JM Millás

Peu importe le film, l’étonnant cadre Art déco de 1921 vaut à lui seul le déplacement. Restauré, ce palais perpétue l’esprit des Roaring twenties, l’esprit des vraies stars. C’est à Aram Tuschinski, comme son nom l’indique, qu’on doit cet ancien théâtre construit pour divertir les riches marchands de l’époque : la superbe coupole du lobby, les panneaux de bois en marqueterie, l’escalier, les éclairages subtils, les vitraux…. et les profonds fauteuils des salons. Tout est resté dans son jus. Le merveilleux tapis du hall, abîmé par 70 ans de mégots écrasés par les visiteurs, a été entièrement retissé à la main, d’après les cartons d’origine. Le Tuschinski ? Un grand délire architectural, à voir toute affaire cessante.

Petit + : tuschinski.nl

S’émouvoir en visitant la maison d’Anne Frank là même où elle resta cachée avec sa famille de juillet 1942 à août 1944, avant d’être déportée.

La petite Anne vient d’avoir 13 ans quand on lui offre un cahier, dont elle fera son Journal. Avec sa vision d’adolescente particulièrement mûre et sa grande sensibilité, elle écrit, au jour le jour, les menus détails de sa vie et de celle de sa famille. Une dénonciation met fin à cette existence cachée. Le 4 août 1944, les nazis font une descente et se dirigent sans hésiter vers la bibliothèque qui dissimule l’accès à la cachette. Le journal d’Anne tombe par terre, abandonné, alors que toute la famille est arrêtée, puis déportée à Auschwitz. Anne et sa soeur margot mourront du typhus en mars 1945. Otto, le père, sera le seul survivant de cette tragédie. Il revient à Amsterdam et décide de publier le journal qu’une de ses employées lui a remis. Traduit dans plus de 50 langues, ce récit est devenu, par sa simplicité et sa force évocatrice, le symbole de l’innocence assassinée.

Bon à savoir : le dépouillement extrême du lieu le rend particulièrement émouvant annefrank.nl


Amsterdam gratuit : Les musées d’Amsterdam sont chers, mais la découverte des canaux à pied ne vous coûtera rien (si ce n’est que quelques courbatures). Il en va de même pour les visites du Begijnhof ( le béguinage), des galeries de la garde civique et de l’art contemporain, du vondelpark, des jardins du Rijksmuseum, de la Zuiderkerk, des marchés, de la découverte des nouveaux quartiers de l’Oostelijk havengebied et de leur architecture contemporaine, des docks du Nord (même le ferry est gratuit), de la kultur fabrick, une ancienne usine à gaz, et du quartier de Strandwest…. Vous aurez déjà de quoi vous occuper un moment avec tout ça non ?


Se balader dans le quartier du Jordaan un quartier qui occupe une place à part dans le cœur des Amstellodamois.

image source kevinmcgill

On adore son ambiance avec ses petits cafés, ses ruelles, ses marchés, ses boutiques sympas. Autrefois marginal, le Jordaan a aujourd’hui conquis les bobos, les artistes et les étudiants. Jouxtant le nord des grands canaux, plein de charme et de tranquillité bohème, calme et vivant à la fois, c’est une sorte de ville dans la ville. Vous l’aurez compris, le Jordaan c’est avant tout une sensation à déguster tout en finesse.

Petit + : le quartier historique des 9 straatjes, devrait combler les chineurs et les amateurs de petites boutiques originales.

S’éblouir des couleurs et des formes torturées nées de la palette du fabuleux vincent Van Gogh au musée qui lui est consacré.

 

Construit en 1973 par le grand architecte hollandais Gerrit Rietveld afin d’accueillir les oeuvres du maître, c’est un musée d’exception. Plus de  200 tableaux et 500 dessins sont rassemblés ici, soit près du quart de la production totale de Van Gogh. Ajoutez à cela des oeuvres d’artistes qui l’influencèrent ou furent influencés par lui, comme Gauguin, Toulouse-Lautrec, Monet, Rodin, Pissarro, Signac, pour ne citer que les plus connus. Tout au long de ce fabuleux voyage dans son monde intérieur (lisez sa correspondance !), on retrouve explications et mises en perspective des thématiques retenues et des maîtres qui, tout au long de sa vie, auront influencé Van Gogh.

Petit + : DJ en nocturne le vendredi soir, une façon pour le moins insolite d’admirer les toiles du maître, en musique vangoghmuseum.nl

Découvrir l’une des plus importantes collections d’art moderne et de design du monde au Stedelijk museum.

image source John Lewis Marshall

Après 8 ans de travaux, sa réouverture en 2012 a créé l’événement : c’est peu dire que ce bâtiment rénové et agrandi ne passe pas inaperçu. Avec son look de gigantesque « baignoire en acrylique, l’extension futuriste domine le paysage du quartier des musées. Malgré les apparences tout est recherche d’harmonie. La combinaison des constructions anciennes et nouvelles a été soigneusement composée. D’entrée, c’est l’éblouissement  : Cézanne et la Montagne Sainte-Victoire, Monet et la Maison à travers les roses, James Ensor et le carnaval en Flandre, Marc Chagal et l’autoportrait aux 7 doigts…. Hormis toutes ces oeuvres picturales magistrales, le musée présente des objets de notre quotidien revus dans leur conception par des formes et des matériaux nouveaux. Les produits issus du design industriel vont ravir les amoureux du genre.

Petit + : stedelijk.nl

Admirer les merveilles du Rijksmuseum le temple de la peinture hollandaise du Siècle d’or.

 

Ce vaste bâtiment de 1885, dessiné par Cuypers, l’architecte de la gare centrale, abrite l’un des plus beaux musées d’Europe, équivalent du Louvre, en plus petit. Il doit sa renommée aux grands noms de la peinture hollandaise du Siècle d’or le XVIIe siècle), dont Rembrandt, Verneer, et Frans Hals. Grandes toiles, grands espaces…. 80 salles vous promènent sur 800 ans de l’histoire des Pays-Bas, à travers quelque 8000 oeuvres. Les quatre étages du nouveau bâtiment vous racontent ainsi, mieux que de grands discours, l’univers hollandais, mêlant tableaux, estampes, dessins, photographies, en replaçant dans leur contexte bijoux, costumes, faïences de Delft, porcelaine.

Petit + : insolite, une piste cyclable traverse le musée de part en part. Et pour terminer la visite, un pavillon entouré d’eau, et un jardin historique de plus de 14 000 m2 /rijksmuseum.nl

Se mettre au vert au Vondelpark l’endroit rêvé pour souffler avant (ou après) la visite des grands musées.

crédit photoDguendel

Superbe parc de 48 ha, planté de beaux arbres, semé de pelouses d’un vert anglais, de lacs parsemés d’îlots, et de petits endroits secrets. C’est un super lieu de balade et d’agrément, il est également parfait pour le jogging, une promenade à rollers ou…. une petite sieste. Et quand arrivent les gelées, il devient le rendez-vous des patineurs ! Les férus d’ornithologie seront ravis et étonnés d’apercevoir autant d’oiseaux en liberté… De curieux oiseaux en vérité puisque les cigognes majestueuses côtoient les piverts farceurs et les perroquets vert anis… et ce même au coeur de l’hiver !

Petit + : certains soirs d’été, on peut assister à des concerts gratuits ou à des pièces de théâtre « expérimental »

Traverser les continents en allant admirer les remarquables collections du tropenmuseum, le musée des tropiques.

image source Jakob van Vliet
 

Très bien conçu et installé dans le grand bâtiment de l’ex-institut colonial néerlandais (1926), c’est un de nos lieux préférés à Amsterdam, d’autant qu’il est exempt de ce colonialisme nostalgique souvent présent dans les musées de ce genre…. Aujourd’hui, outre ses superbes collections, il s’ouvre aux questions de recherche et d’ethnologie, aux problèmes de développement, notamment dans les pays de l’ancien empire colonial néerlandais (Indonésie surtout). Dans le magnifique hall, les galeries sur plusieurs étages sont consacrées au Sud-Est asiatique puis à l’Afrique et à l’Amérique latine. Présentation originale et colorée, régulièrement modifiée.

Petit + : après la visite, on peut déguster de délicieuses spécialités des quatre coins du monde sur la terrasse du restaurant Ebeko, au rez-de-chaussée du musée tropenmuseum.nl


Savourer

Déguster un hareng doux sur le comptoir d’un kiosque en le tenant par la queue pour le faire glisser dans le gosier comme le font les Néerlandais.

Les kiosques à poisson font partie intégrante de la carte gastronomique de la ville, on les trouve partout dans le centre et particulièrement près des canaux. Ils proposent toute la journée des sandwichs à l’anguille (délicieux, eh oui !), aux crevettes, au saumon ou à l’éternel hareng. Pour respecter les tradition, pincer la queue du bout des doigts, pencher la tête en arrière et l’avaler d’un trait ! Pour le faire passer, tentez le petit verre de genièvre glacé.

Petit + : le 31 mai, c’est la fête du hareng ; elle marque le début de la saison de pêche. Pour certains amateurs, c’est en été, quand le poisson est le plus gras, qu’il a le meilleur goût. Il prend alors le nom de nieuwe haring (hareng nouveau).

Une cuisine cosmopolite : On dénombre près de 180 nationalités à Amsterdam, cela se ressent inévitablement dans la cuisine, on ne peut plus cosmopolite ! En fait, les Néerlandais se passionnent pour les « cuisines du monde », métissage des traditions des cinq continents. Cuisines marocaine, afghane, sud-africaine ont changé la couleur des tables de la ville. Rien qu’à Amsterdam, on estime à pas moins de 700 le nombre de ces restos exotiques. Ici, « on peut manger dans toutes les langues ». On vous conseille d’ailleurs de vous offrir une soirée dans un resto indonésien pour une rijsttafel.

 

S’attabler devant une abondante rijsttafel vestige culinaire de la présence néerlandaise en Indonésie.

crédit photo Fen Labalme

Un « art de la table » pour le moins original. Là on change de continent et de civilisation ! Nous voilà en Indonésie (héritage colonial). Littéralement, rijsttafel signifie « la table de riz ». En effet ce fameux plat, originaire de l’île de java, se compose de riz cuit sec et d’une kyrielle de petit plats secondaires, contenant de la viande, des légumes variés, des sauces étranges et mystérieuses, des épices fortes et très fortes…. Le serveur dépose l’ensemble sur la table. On picore alors dans une quinzaine de plats, tous différents. La rijstafel est si copieuse qu’il faut se forcer si l’on veut arriver au bout du repas.

Petit +: ne pas manger trop vite, car ce plat « religieux » naguère destiné à rendre la nature féconde, s’égrène tel un chapelet de grand-mère!

Prendre le ferry (gratuit) et aller déjeuner dans le quartier des anciens chantiers navals là où se construit le nouvel Amsterdam.

 

C’est au nord de la ville que se trouvent aujourd’hui les bars, les restos, les terrasses où le tout-Amsterdam se retrouve, aux premiers rayons du soleil. L’un des lieux à ne pas manquer dans cet espace ouvert à la création et à la restauration sous toutes ses formes et sans aucun doute l’ancienne cantine des ouvriers du chantier naval, l’IJ Kantine. Toujours dans le genre étonnant, le Plek, un restaurant aux fausses allures de squat créé dans d’anciens containers de cargo, ou bien encore le Nooderlicht Café (« Lumière du Nord ») qui, lui, a trouvé sa place dans un ancien hangar de stockage. Grandes terrasses aux beaux jours, ça va sans dire. Et bonne musique. L’ancien chantier naval NDSM fait partie des lieux « show » où l’on se retrouve pour boire, manger, prendre l’air du temps.

Petit + : consultez les sites, bien réalisés, de ces véritables lieux de vie, où l’on peut aussi venir prendre un verre le soir restaurantstork.nl / wilhelmina-dock.nl / ijkantine.nl / pllek.nl

Entre deux musées, s’offrir une pause sucrée à la Pompadour la pâtisserie la plus glamour de la ville.

De notoriété publique, voici une des meilleures adresses de la ville. Florentins, financiers, biscuits secs, chocolat chaud (hmm, du Valhrhona….) : rien ne nous a déçus ! Malgré le cadre de riches boiseries et de lourdes tentures, l’atmosphère n’a rien de guindé. Levez les yeux, les lustres sont rigolos ! Posez-vous (si vous trouvez de la place, mais ici ça vaut le coup de patienter dehors après avoir réservé) et régalez-vous parce que c’est vraiment ce que vous aurez de plus raisonnable à faire ! En période de Noël, vous y trouverez toutes sortes de biscuits, gâteaux et friandises propres aux fêtes ; kruidnoten, pepernoten et autres spéculoos….

Petit + : pompadour-amsterdam.nl

A bicyclette : A Amsterdam, le vélo est roi. Près d’un déplacement sur deux se fait sur deux roues. Cela dit, la situation n’est pas forcément idyllique : il y a souvent des embouteillages….. de vélos. Mais , en définitive, avec ses kilomètres de canaux enjambés par de petits ponts, sa configuration plate, ses pistes cyclables bien tracées et sa circulation automobile sévèrement réglementée. Amsterdam se prête admirablement à ce mode de déplacement écologique et rapide. Toute la ville semble ainsi vivre au rythme de ces élégantes bicyclettes, où l’on est haut et bien perché. Toutes les générations se croisent, avec chiens et enfants dans les paniers. On ne peut qu’admirer ceux et celles qui gardent l’équilibre, un sac à la main et le portable à l’oreille.

Sortir

S’arrêter dans un « café brun » pour avaler une bière de saison la mémoire d’Amsterdam au détour du comptoir.

image source Jean-Pierre Dalbéra

Les « cafés bruns » semblent n’avoir guère changé depuis leur apparition au XVIIe siècle. Dans ces lieux de vie, aussi précieux que chaleureux, on y boit bière, genièvre, et on peut même y manger. Les plafonds et les murs ont été brunis par des siècles de tabagie. Cette patine unique est le signe de reconnaissance du « café brun ». On ne conçoit pas une visite de la ville sans passer quelque temps dans ces endroits souvent magiques et parmi les plus attrayants d’Europe. Sans eux, Amsterdam serait comme Rome sans ses églises ! Les Amstellodamois, toutes catégories sociales confondues, s’y pressent après leur journée de travail, dans le brouhaha des conversations entrecroisées et le tintement des verres.

Petit + : On en trouve pas mal dans jordaan, comme le café Chris (le plus vieux d’Amsterdam, datant de 1624) ou le papeneiland, superbe avec ses carreaux de Delft et ses lampes de cuivre. cafechris.nl / peperneiland.nl

Prendre un verre (et de la hauteur) dans l’un des nombreux cafés-terrasses des anciens docks de l’est et se retrouver face au panorama d’une ville surprenante, toujours en mutation.

Il existe encore des quartiers où les touristes s’aventurent peu. Tout le long de la nouvelle promenade aménagée à l’est de la gare centrale, les terrasses de l’Entrepotdok sont le rencart des branchés du quartier. Des artistes habitent dans les lofts que l’on vient admirer d’en haut, depuis les cafés-terrasses aménagés au dernier étage de la bibliothèque centrale.

Petit + : ne pas oublier le quartier des anciens chantiers navals NDSM. (voir la rubrique savourer).

Tout savoir sur l’art de savourer bières et genièvre cette excellente eau-de-vie, un peu comparable au gin, qui a longtemps pu faire figure de boisson nationale.

image source Ernest McGray, Jr.

Il existe encore à Amsterdam des lieux spécialisés dans la dégustation du genièvre, appelés proeflokaalen. Le plus célèbre est le café De Drie Fleschjes, où rien n’a changé depuis 1650… Pour les amateurs de bières, rendez-vous au ‘t Arendsnest. Ici, pas moins de 30 bières à la pression et 150 bouteilles, exclusivement d’origine hollandaise. Un vrai  conservatoire national ! A ce titre, le patron, ardent défenseur du patrimoine, mériterait une médaille. Il n’hésite pas à parcourir 15 000 km par an pour dénicher la perle rare parmi les micro-brasseries du pays. Si le sujet vous intéresse, une halte s’impose, mais vous n’aurez sans doute pas assez d’un week-end pour faire le tour de la question…

Petit + : arendsnest.nl / dedriefleschjes.nl

Assister à un concert de musique classique au concertgebouw une des plus belles salles de concert au monde, à moins de préférer un concert de jazz au Muziekgebouw aan’t IJ.

Le concertgebouw reste évidemment l’attraction musicale n°1 pour tous les amoureux de musique classique et ce, depuis 125 ans. Il est notamment réputé pour son acoustique parfaite. Mais il faut maintenant compter avec le Muziekgebouw aan’t IJ. Derrière la gare, au bord de l’eau, cette magnifique bâtisse en verre abrite plusieurs salles à l’excellente acoustique, dédiées à la musique classique contemporaine et au jazz. Leur structure permet d’accueillir de grands orchestres comme de petits ensembles. Concert-déjeuner une fois par mois, le mardi. Les concerts sont proposés à prix très convenable.

Petit + : concertgebouw.nl / muziekgebouw.nl

Prendre un bain de (contre-) culture au Melkweg un lieu vraiment détonnant.

crédit photo DigiDaan

Dans cette ancienne et superbe laiterie, se nichent une salle de concert, un cinéma programmant  des oeuvres qu’on ne voit pas ailleurs (qui plus est, dans une salle magnifique), un théâtre, un espace vidéo projetant tous les délires possibles et imaginables, un salon de thé où sont servis un plat du jour, des sandwichs ou des gâteaux, une galerie d’art, et enfin un tearoom cosy où, en dehors du thé, sont proposées moult autres herbes de provenance internationale et dont on ne fait pas forcément des infusions. Ceux qui ne se sentent pas concernés par la contre-culture pourront se contenter de venir se trémousser sur la piste de danse puisque, après le concert, ça fait boîte. En fin de semaine, house, techno, drum’n’bass, avec les meilleurs DJs du moment. Le Milky way, comme on l’appelle ici, constitue le lieu phare de la culture alternative de la ville.

Petit + : melkweg.nl


Shopping

Découvrir des produits de la mode et du design souvent avant-gardistes vêtements, accessoires, articles de déco….

Le design hollandais est partout. Il est même devenu accessible (c’était sa fonction première, en fait !) et reprend parfois de vieux motifs typiques (couleurs bleues et blanches, tulipes, vaches…), ce qui permet d’allier le traditionnel à l’insolite ! Deux enseignes devenues mythiques : Mooi dans le quartier du Jordaan mais aussi Droog plus à l’est.

Petit + : ne pas oublier toutes les trouvailles que vous pourrez faire dans les boutiques de broc en tous genres, et où vous pourrez parfois boire et grignoter sur le pouce mooi.com / droog.com

Se laisser convaincre que la Hollande est vraiment l’autre pays du fromage.

Pour les amateurs de fromage, arrêt obligatoire chez De Kaaskamer van Amsterdam. Un fromager adepte du slow food, qui va chercher ses produits (au lait cru) directement chez le producteur. Laissez-vous guider, goûtez et vous verrez que les fromages hollandais peuvent être bien plus savoureux et subtils que toutes ces pâtes fades qu’on nous vend au supermarché. Il propose également une belle sélection de produits italiens, français…. ainsi que des saucissons et des olives.

Petit + : kaaskamer.nl

Faire un détour par le célèbre marché aux fleurs (Bloemenmarkt) et remplir son panier.

crédit photo zak mc

 

Ce marché très touristique, installé en bordure du canal, propose des fleurs par milliers, mais aussi des bulbes, des arbustes, des plantes… Le soir, les barges sont tout illuminées.

Petit + : C’est à Aalsmeer, dans la banlieue d’Amsterdam, que se négocie un tiers de l’ensemble du commerce mondial des fleurs coupées.


AGENDA DES FÊTES, FESTIVALS ET EVENEMENTS CULTURELS

Fin janvier : fête des Tulipes : Tout le monde peut cueillir les tulipes de la place Dam, c’est gratuit. Voir le calendrier de l’office de tourisme.

Mars : semaine artistiques d’Amsterdam : théâtre, concerts, spectacles de danse.

Avril : anniversaire du roi : c’est la fête la plus joyeuse et la plus surprenante de l’année. Toute la Hollande descend dans la rue, arborant la couleur orange de circonstance. Artistes, chanteurs, musiciens ambulants, débordent d’euphorie.

31 mai : fête du hareng : le début de la saison de pêche donne lieu à de grandes réjouissances.

Juin – Juillet : festivals de musique : un peu partout, en fait. Et notamment côté NDSM, dans les docks. Suivez le calendrier de l’office du tourisme.

Août : gaypride : dure près d’une semaine. Un événement majeur : le « canal parade » sur les péniches, qui réunit artistes, sportifs et même la police et l’église protestante. Une fête populaire et très grand public qui rassemble autant d’hétérosexuels que d’homosexuels (300 000 visiteurs en moyenne) depuis 1996 ! amsterdamgaypride.nl

Août : grachtenfestival (festival des canaux). Des concerts gratuits dans de nombreux lieux simultanément.

Dernier week-end d’août : uitmarkt : c’est le coup d’envoi de la nouvelle saison culturelle. Opéras et ballets ont lieu sur d’immenses scènes installées sur l’eau.

Mi-septembre : festival de jordaan : durant 10 jours dans les rues de ce quartier. Comme toujours, les bars et les « cafés bruns » sont noirs de monde.

Décembre-janvier : Amsterdam light festival : lors des nuits les plus longues de l’année, le centre-ville brille de tous ses feux. Pour ce festival des lumières, le long de la rivière Amstel et des canaux du centre, des artistes proposent des installations originales et des projections sur les façades. Et au cours de la parade de Noël, des dizaines de petits bateaux illuminés naviguent sur les canaux en parcourant des scènes enchanteresses.


Se repérer

carte amsterdam image source cityzeum


source : le routard - nos 52 week-ends coups de coeur dans les villes d'Europe - hachette

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